[{"data":1,"prerenderedAt":232},["ShallowReactive",2],{"species-congre":3,"species-related-23":42,"species-products-23":230},{"data":4},{"id":5,"commonName":6,"scientificName":7,"slug":8,"description":9,"shortDescription":10,"averageLengthCm":11,"maxLengthCm":12,"averageWeightKg":13,"maxWeightKg":14,"habitats":15,"diet":17,"behavior":21,"spawningMonths":10,"distribution":22,"conservationStatus":23,"isInvasive":24,"isProtected":24,"metaTitle":6,"metaDescription":10,"aliases":25,"externalLinks":10,"createdAt":27,"updatedAt":27,"family":10,"waterType":10,"dietType":10,"activityPattern":10,"lifespanYearsMin":10,"lifespanYearsMax":10,"maturityAgeYearsMin":10,"maturityAgeYearsMax":10,"depthMinM":10,"depthMaxM":10,"optimalDepthMinM":10,"optimalDepthMaxM":10,"idealTemperatureC":10,"temperatureMinC":10,"temperatureMaxC":10,"peakMonths":10,"bestHours":10,"identification":10,"depthBySeason":10,"techniques":10,"recordWeightKg":10,"recordLengthCm":10,"recordLocation":10,"recordYear":10,"linkedTutorialIds":10,"regulations":28,"images":29},23,"Congre","Conger conger","congre","\u003Ch2>Le congre : géant serpentiforme des profondeurs\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre commun (\u003Cem>Conger conger\u003C/em>), souvent surnommé « anguille de mer », est un imposant poisson anguilliforme de la famille des Congridés. Véritable seigneur des fonds rocheux et des épaves, il figure parmi les plus gros poissons que l'on puisse rencontrer le long des côtes françaises. Son nom latin \u003Cem>Conger\u003C/em>, hérité directement des Romains qui en faisaient déjà un mets de choix, signifie précisément « anguille de mer ». Prédateur nocturne redoutable et combattant hors pair au bout de la ligne, le congre fascine autant les plongeurs que les pêcheurs par sa puissance brute et son comportement singulier.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Morphologie et identification\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre possède un corps serpentiforme très allongé, de section cylindrique au niveau de la tête, qui s'aplatit progressivement vers la queue. Il peut atteindre des dimensions impressionnantes : jusqu'à \u003Cstrong>3 mètres de longueur\u003C/strong> pour les femelles et un poids maximal avoisinant les \u003Cstrong>110 kg\u003C/strong>, bien que les mâles dépassent rarement 1 mètre. La taille couramment observée se situe entre 60 cm et 2 mètres.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Plusieurs caractéristiques permettent de l'identifier avec certitude :\u003C/p>\n\u003Cul>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Peau :\u003C/strong> dépourvue d'écailles, épaisse et lisse, recouverte d'un mucus visqueux abondant. La coloration varie du gris-bleu foncé à brun-noir sur le dos, avec un ventre nettement plus clair, voire blanc. Cette teinte s'adapte à son environnement : plus claire sur les fonds sableux, plus sombre dans les roches et les épaves.\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Tête :\u003C/strong> aplatie sur le dessus, dotée de grands yeux globuleux et d'une bouche large bordée de lèvres épaisses. La mâchoire supérieure est légèrement saillante par rapport à l'inférieure, armée de petites dents fines, recourbées et très tranchantes, disposées sur une à deux rangées.\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Nageoires :\u003C/strong> les nageoires dorsale, anale et caudale sont entièrement fusionnées en une seule bordure continue. Les nageoires pectorales sont bien développées, plus imposantes que celles de l'anguille. Les nageoires pelviennes sont totalement absentes.\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Nageoire dorsale :\u003C/strong> son origine se situe juste en arrière des pectorales, critère essentiel pour le distinguer de l'anguille européenne chez qui la dorsale débute beaucoup plus en arrière.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\n\u003Cp>La confusion la plus fréquente se fait avec l'\u003Cstrong>anguille européenne\u003C/strong> (\u003Cem>Anguilla anguilla\u003C/em>). Outre la position de la nageoire dorsale, le congre s'en différencie par sa mâchoire supérieure proéminente (inversée chez l'anguille), ses yeux nettement plus grands, sa taille bien supérieure et sa préférence stricte pour le milieu marin.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Habitat et répartition géographique\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre est une espèce benthique présente dans l'ensemble de l'Atlantique Nord-Est, depuis le sud de l'Islande et la Norvège jusqu'aux côtes du Sénégal, incluant toute la mer Méditerranée et la partie ouest de la mer Noire. Il devient cependant plus rare dans les eaux les plus froides comme la mer du Nord.\u003C/p>\n\n\u003Cp>En France, le congre peuple l'intégralité du littoral métropolitain : les côtes de la Manche, la façade atlantique et le pourtour méditerranéen. Les principaux ports de débarquement pour la pêche professionnelle sont Le Guilvinec, Noirmoutier, Lorient et Erquy, avec une production annuelle d'environ 5 000 tonnes.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Son habitat de prédilection comprend les fonds rocheux riches en anfractuosités, les épaves de navires, les digues portuaires, les quais et toute structure offrant des cavités où il peut se dissimuler. On le retrouve généralement entre \u003Cstrong>0 et 300 mètres de profondeur\u003C/strong> sur les substrats côtiers, mais il peut fréquenter des fonds bien plus profonds. Les juvéniles affectionnent particulièrement les fonds sableux, considérés comme des zones nourricières. La répartition des sexes n'est pas uniforme : les femelles occupent des zones plus côtières que les mâles.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Comportement et mode de vie\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre est un animal essentiellement \u003Cstrong>nocturne et solitaire\u003C/strong>. Pendant la journée, il reste tapi dans les anfractuosités rocheuses, les failles des épaves ou sous les blocs de pierres, laissant souvent dépasser sa tête pour surveiller les alentours. C'est à la tombée de la nuit qu'il s'active pour chasser, déployant une énergie redoutable pendant une à deux heures avant de regagner son abri.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Bien que naturellement solitaire, il n'est pas rare d'observer plusieurs congres partageant une même épave ou un même massif rocheux lorsque les conditions leur sont particulièrement favorables. Le congre entretient une \u003Cstrong>relation commensale\u003C/strong> remarquable avec certaines crevettes : celles-ci nettoient ses dents et sa peau, éliminant les parasites et les restes alimentaires qui pourraient provoquer des infections. En contrepartie, les crevettes se nourrissent de ces déchets et bénéficient de la protection du prédateur. Cette association rappelle celle observée chez les murènes.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Sa cohabitation avec les crustacés plus imposants comme les tourteaux et les homards est en revanche plus ambiguë : ces derniers profitent des restes du congre mais finissent souvent par lui servir de repas, notamment au moment de leur mue, lorsqu'ils sont dépourvus de carapace protectrice.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Alimentation\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre est un \u003Cstrong>prédateur carnivore vorace\u003C/strong> et un charognard opportuniste capable d'ingérer des proies mortes. Son régime alimentaire se compose principalement de trois catégories de proies :\u003C/p>\n\u003Cul>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Poissons :\u003C/strong> sardines, maquereaux, chinchards, tacauds, petites roussettes, poissons plats et tout poisson de fond à sa portée.\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Céphalopodes :\u003C/strong> seiches, poulpes et calamars constituent ses proies favorites.\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cstrong>Crustacés :\u003C/strong> crabes, tourteaux et homards, dont il brise les carapaces grâce à la puissance de ses mâchoires.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\n\u003Cp>Sa technique de chasse est caractéristique : embusqué dans son trou, il guette patiemment ses proies puis attaque par surprise d'un seul battement de queue. Pour maîtriser les proies les plus résistantes, il les déchiquète en effectuant de violentes rotations sur lui-même, à la manière d'un crocodile. Cette technique lui permet notamment d'arracher les tentacules des poulpes ou de briser les carapaces les plus solides.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Reproduction : un cycle unique et fatal\u003C/h2>\n\n\u003Cp>La reproduction du congre est l'un des phénomènes les plus extraordinaires et les moins bien documentés du monde marin. Le congre est une espèce \u003Cstrong>sémelpare\u003C/strong> : il ne se reproduit qu'une seule fois au cours de sa vie et meurt systématiquement après la ponte.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Lorsque la maturité sexuelle est atteinte — entre 5 et 15 ans, pour une taille de 85 à 200 cm selon le sexe — le congre entreprend une \u003Cstrong>migration unique vers les grandes profondeurs\u003C/strong>, vraisemblablement situées entre les Açores et le détroit de Gibraltar, à des profondeurs abyssales de 3 000 à 4 000 mètres. Plusieurs populations distinctes existeraient avec leurs propres zones de frai : une en Atlantique européen, une en Méditerranée et une le long des côtes africaines.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Avant cette ultime migration, le congre subit de profondes transformations physiologiques : ses dents tombent, son intestin s'atrophie et dégénère, ses os se décalcifient. Toutes ses réserves énergétiques sont mobilisées pour le développement des gonades. La femelle peut alors pondre un nombre considérable d'œufs, estimé entre \u003Cstrong>3 et 8 millions\u003C/strong>. Le frai a lieu principalement de juillet à septembre.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Les œufs fécondés donnent naissance à des larves appelées \u003Cstrong>leptocéphales\u003C/strong>, caractéristiques des anguilliformes : transparentes, aplaties en forme de feuille, elles dérivent dans les courants avant de rejoindre progressivement les zones côtières pour entamer leur croissance.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Conservation et état des stocks\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre est inscrit sur la \u003Cstrong>Liste rouge de l'UICN\u003C/strong> dans la catégorie « préoccupation mineure » depuis 2015. Cependant, l'état réel de ses populations reste largement méconnu, car l'espèce ne fait pas l'objet d'un suivi scientifique approfondi en raison de sa faible importance commerciale relative en France (le marché espagnol est nettement plus développé).\u003C/p>\n\n\u003Cp>L'espèce est néanmoins considérée comme \u003Cstrong>fragile\u003C/strong> en raison de son cycle biologique très particulier : maturité sexuelle tardive, reproduction unique et fatale, et faible taux de renouvellement des populations (4,5 à 14 ans sont nécessaires pour un doublement). Actuellement, la pêche professionnelle du congre n'est assujettie ni à un Total Autorisé de Capture (TAC) ni à une taille minimale au niveau européen. En France, la taille minimale de capture pour la pêche récréative est fixée à \u003Cstrong>60 cm\u003C/strong> par l'arrêté du 26 octobre 2012.\u003C/p>\n\n\u003Cp>En tant que prédateur situé au sommet de la chaîne alimentaire, le congre est également exposé aux phénomènes de \u003Cstrong>bioaccumulation de polluants\u003C/strong>, notamment le mercure et le méthylmercure, dont les concentrations dans sa chair peuvent parfois dépasser les normes réglementaires de commercialisation.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Le congre et la pêche sportive\u003C/h2>\n\n\u003Cp>Le congre représente un adversaire de taille pour les pêcheurs sportifs. Réputé pour sa défense acharnée et sa puissance extraordinaire, il offre des combats d'une intensité sans égal sur nos côtes. La pêche du congre est davantage motivée par le défi sportif que par l'intérêt gustatif, et la capture d'un gros spécimen constitue un véritable trophée.\u003C/p>\n\n\u003Ch3>Techniques de pêche\u003C/h3>\n\n\u003Cp>La \u003Cstrong>pêche au posé (calée)\u003C/strong> est la méthode la plus répandue et la plus efficace. Elle se pratique aussi bien depuis les rochers qu'en bateau, de préférence à la tombée de la nuit. Le montage recommandé utilise un coulisseau qui permet à l'appât de reposer directement sur le fond tout en offrant une prise directe avec le poisson sans résistance suspecte du plomb.\u003C/p>\n\n\u003Cp>La \u003Cstrong>pêche en surfcasting\u003C/strong> depuis les plages permet de cibler les congres qui s'aventurent sur le sable à la recherche de nourriture pendant la nuit. Cette technique présente l'avantage d'éviter que le poisson ne se réfugie dans un trou rocheux lors du combat.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Le \u003Cstrong>matériel\u003C/strong> doit être adapté à la puissance de l'adversaire : canne robuste d'au minimum 100 g de puissance, moulinet résistant garni de tresse de 50 à 80 lb, bas de ligne en nylon fort (50 à 100/100) ou fluorocarbone, hameçons forts de fer en taille 4/0 à 6/0 et plombs de 150 à 300 g.\u003C/p>\n\n\u003Ch3>Appâts et conditions optimales\u003C/h3>\n\n\u003Cp>Les meilleurs appâts pour le congre sont les \u003Cstrong>poissons gras frais\u003C/strong> (sardine, maquereau, chinchard, hareng) et les \u003Cstrong>céphalopodes\u003C/strong> (seiche, calamar, poulpe). La fraîcheur de l'appât est déterminante. Les conditions idéales réunissent une pêche de nuit, par mer calme, idéalement sans lune, sur des zones rocheuses, des épaves ou à proximité de digues. Le congre se pêche toute l'année, mais les conditions sont meilleures entre juin et octobre.\u003C/p>\n\n\u003Ch3>Conseils de combat\u003C/h3>\n\n\u003Cp>La touche du congre est généralement franche, mais il faut résister à l'envie de ferrer immédiatement : le congre mâchouille son appât avant de l'avaler. Il convient d'attendre que la ligne se tende franchement avant de ferrer énergiquement. Les premières secondes sont décisives : il faut absolument décoller le poisson du fond rapidement en moulinant vigoureusement pour l'empêcher de s'enrouler autour d'un obstacle ou de se réfugier dans un trou d'où il sera impossible de le déloger. Une fois en pleine eau, le congre se bat en secouant violemment la tête et en nageant en forme de huit.\u003C/p>\n\n\u003Ch2>Le saviez-vous ?\u003C/h2>\n\n\u003Cul>\n  \u003Cli>Le congre est l'un des rares poissons à entretenir une véritable \u003Cstrong>relation de symbiose\u003C/strong> avec les crevettes nettoyeuses, similaire à celle des murènes tropicales avec les labres nettoyeurs.\u003C/li>\n  \u003Cli>Sa croissance est extrêmement rapide : il peut atteindre \u003Cstrong>40 kg en seulement 5 ans\u003C/strong>, ce qui en fait l'un des poissons côtiers à la croissance la plus fulgurante.\u003C/li>\n  \u003Cli>Déjà apprécié dans l'Antiquité, le congre était considéré par les \u003Cstrong>Grecs et les Romains\u003C/strong> comme un mets de choix. Plutarque raconte une anecdote célèbre à propos du poète et gastronome Antagoras surpris en train de cuisiner un congre.\u003C/li>\n  \u003Cli>Les congres vivant à proximité de \u003Cstrong>dépôts de munitions immergées\u003C/strong> en mer Adriatique présentent parfois de graves lésions cutanées et des taux anormalement élevés d'arsenic et de mercure dans leur chair.\u003C/li>\n  \u003Cli>En cuisine, le congre est apprécié pour sa \u003Cstrong>chair blanche et ferme\u003C/strong>. Les darnes prélevées dans la partie antérieure du corps sont les plus recherchées, tandis que la queue, riche en arêtes, est traditionnellement réservée aux soupes et aux bouillabaisses.\u003C/li>\n\u003C/ul>",null,150,300,"1.00","20.00",[16],"zones rocheuses",[18,19,20],"poissons","crustacés","céphalopodes","\u003Cp>\u003Cspan style=\"color: rgb(31, 31, 31);\">Il part généralement en maraude à la tombée du jour, en recherche de poissons, crustacés et 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