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Vieille commune (Labrus bergylta)
Poisson marin côtier robuste des fonds rocheux atlantiques, apprécié pour sa combativité et sa chair délicate.
65 cm
7.00 kg
Description du Vieille commune
Présentation générale de la Vieille commune
La Vieille commune (Labrus bergylta) est l'une des espèces les plus emblématiques de la famille des Labridés en Atlantique Nord-Est. Ce poisson marin côtier fascine les pêcheurs par sa robustesse, sa longévité exceptionnelle et sa chair délicate. Pouvant atteindre des tailles remarquables et vivre plusieurs décennies, la Vieille commune représente un défi de choix pour les amateurs de pêche aux leurres et aux appâts naturels.
Morphologie et caractéristiques distinctives
La Vieille commune présente un corps massif et allongé, caractéristique des Labridés. Sa tête imposante, dotée de lèvres charnues et de mâchoires puissantes, lui permet de broyer facilement crustacés et mollusques. La coloration varie considérablement selon l'âge, le sexe et l'habitat : les juvéniles arborent généralement des tons verdâtres avec des marbrures, tandis que les adultes peuvent présenter des teintes allant du brun-rouge au vert olive, parfois agrémentées de bandes transversales.
Les écailles sont de taille moyenne, cycloïdes, et la ligne latérale est bien marquée. La nageoire dorsale, continue, s'étend sur une grande partie du dos avec une partie épineuse antérieure et une partie molle postérieure. Les nageoires pectorales sont particulièrement développées, adaptées à la nage dans les environnements rocheux complexes.
Habitat et distribution
La Vieille commune fréquente principalement les fonds rocheux côtiers de l'Atlantique Nord-Est, depuis la Norvège jusqu'au Maroc. En France, elle est présente sur toutes les côtes atlantiques et de la Manche, avec des populations particulièrement denses en Bretagne et en Normandie. Elle affectionne les zones de 5 à 50 mètres de profondeur, riches en anfractuosités rocheuses, herbiers de zostères et champs d'algues brunes.
Cette espèce sédentaire établit des territoires qu'elle défend farouchement, particulièrement pendant la période de reproduction. Les juvéniles colonisent les zones plus superficielles, souvent dans les cuvettes rocheuses de l'estran, avant de migrer vers des eaux plus profondes à mesure qu'ils grandissent.
Alimentation et écologie
Prédateur opportuniste, la Vieille commune possède un régime alimentaire varié composé principalement de crustacés (crabes, bernard-l'hermite, crevettes), de mollusques (moules, patelles, bigorneaux) et d'échinodermes (oursins, étoiles de mer). Ses mâchoires puissantes et ses dents pharyngiennes lui permettent de broyer les carapaces les plus résistantes.
Son activité alimentaire est principalement diurne, avec des pics d'intensité au lever et au coucher du soleil. Durant l'hiver, son métabolisme ralentit considérablement et elle peut jeûner pendant plusieurs mois.
Reproduction et cycle de vie
La reproduction de la Vieille commune constitue l'un des phénomènes les plus remarquables du monde marin côtier. Cette espèce est hermaphrodite protogyne : tous les individus naissent femelles et certains se transforment en mâles vers l'âge de 7-10 ans. Les mâles, territoriaux, construisent des nids élaborés avec des algues et des débris végétaux dans les anfractuosités rocheuses.
La ponte s'étale de mai à juillet selon les régions. Les œufs, démersaux et adhésifs, sont surveillés et ventilés par le mâle jusqu'à l'éclosion. La croissance est lente, caractéristique de l'espèce, avec une maturité sexuelle atteinte vers 4-5 ans.
Techniques de pêche spécialisées
La pêche de la Vieille commune demande une approche technique adaptée à ses habitudes. Depuis le bord, la pêche aux appâts naturels (crabe vert, bernard-l'hermite, ver de chalut) sur des montages coulissants lestés permet de prospecter efficacement les postes rocheux. L'utilisation de bas de ligne en fluorocarbone de forte résistance (40-50/100) est indispensable face à la dentition de ce combattant.
La pêche aux leurres connaît un essor considérable : leurres souples montés sur têtes plombées, jigs, et petits leurres durs évoluant près du fond donnent d'excellents résultats. En bateau, la pêche à la dandine avec des leurres métalliques ou des montages à empiles courtes permet de cibler les individus de belle taille.
Records et anecdotes
Les plus beaux spécimens de Vieille commune capturés en France dépassent régulièrement les 4-5 kg pour des longueurs de 60 cm. Le record officieux français approche les 7 kg. Ces géants, âgés de plusieurs décennies, témoignent de la longévité exceptionnelle de l'espèce qui peut vivre plus de 30 ans.
Une particularité remarquable de la Vieille commune réside dans sa capacité à produire des sons audibles lors des combats, grâce à la contraction de muscles spécialisés contre la vessie natatoire. Cette communication acoustique joue un rôle important dans les comportements territoriaux et reproducteurs.
Comportement du Vieille commune
La Vieille commune adopte un comportement territorial marqué, particulièrement prononcé chez les mâles durant la période de reproduction. Sédentaire par nature, elle établit son domaine vital dans les anfractuosités rocheuses qu'elle connaît parfaitement.
Son activité est principalement diurne, avec des phases de chasse intensive au lever et au coucher du soleil. Durant les mois d'hiver, de décembre à février, elle entre en semi-léthargie, se réfugiant dans les cavités profondes et réduisant considérablement son activité alimentaire.
Les juvéniles forment parfois de petits groupes dans les zones peu profondes, mais les adultes mènent une existence plutôt solitaire. La curiosité naturelle de cette espèce peut parfois la rendre vulnérable aux techniques de pêche, mais sa méfiance s'accroît avec l'âge et l'expérience.
Alimentation du Vieille commune
Reproduction du Vieille commune
Période de frai :
Réglementation pêche du Vieille commune
Respectez les lois pour une pêche durable
Charente-Maritime
En vigueurRespecter les zones de protection des parcs conchylicoles et les réserves naturelles marines.
Finistère
En vigueurRespecter les zones de protection du Parc naturel marin d'Iroise. Pêche interdite dans certaines réserves marines.
Morbihan
En vigueurAttention aux zones de protection autour des parcs à huîtres et aux réserves naturelles du Golfe du Morbihan.
France (national)
En vigueurAucune réglementation spécifique nationale. Respecter les arrêtés préfectoraux locaux et les zones de protection marine.
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