Maquereau commun
Poisson pélagique rapide vivant en bancs, le maquereau commun se reconnaît à son dos bleu-vert zébré et à son ventre argenté sans taches.
Comment l'identifier à coup sûr.
Le maquereau commun (Scomber scombrus), également appelé maquereau bleu ou maquereau atlantique, est l’un des poissons les plus connus et les plus fréquemment capturés par les pêcheurs de loisir français. Présent en mer du Nord, en Manche, dans l’Atlantique et en Méditerranée, il se déplace en bancs compacts entre le large et les zones côtières.
Rapide, abondant lorsqu’un banc est présent et accessible avec un matériel relativement simple, le maquereau est une espèce idéale pour découvrir la pêche en mer. Il peut être recherché depuis une digue, un quai, une falaise, un bateau ou parfois une plage. Sa pêche reste néanmoins réglementée : la taille minimale du maquereau varie selon la façade maritime et un quota de dix maquereaux par jour et par pêcheur s’applique en 2026 dans les zones CIEM 4, 7 et 8.
Comment reconnaître le maquereau commun ?
Le maquereau commun possède un corps allongé, fusiforme et presque cylindrique. Cette silhouette hydrodynamique lui permet de nager rapidement et de parcourir de grandes distances. La tête est pointue, la bouche relativement petite et le pédoncule caudal très fin.
Son dos est bleu-vert ou bleu métallique et porte généralement entre vingt-trois et trente-trois lignes sombres, sinueuses et plus ou moins obliques. Ces bandes forment des chevrons caractéristiques qui se prolongent jusque sur le dessus de la tête, entre les deux yeux. Les flancs et le ventre sont argentés, nacrés et normalement dépourvus de taches.
Le maquereau présente deux nageoires dorsales largement espacées. La première est soutenue par des rayons épineux. Derrière la seconde dorsale se trouvent cinq petites nageoires appelées pinnules. Cinq autres pinnules sont disposées entre la nageoire anale et la queue. La nageoire caudale est profondément fourchue.
Les écailles, très petites, sont profondément implantées dans la peau. Le maquereau commun ne possède pas de vessie natatoire. Il doit donc nager presque continuellement pour maintenir sa position dans l’eau. Cette particularité lui permet également de changer rapidement de profondeur sans devoir ajuster le volume d’une vessie remplie de gaz.
Différence entre maquereau commun et maquereau espagnol
Le maquereau commun peut être confondu avec le maquereau espagnol ou maquereau blanc, Scomber colias. Les deux espèces peuvent être observées dans l’Atlantique et en Méditerranée, mais plusieurs critères permettent de les différencier.
Chez le maquereau commun, le ventre est généralement argenté et uniforme. Les lignes sombres du dos se prolongent au-dessus de la tête, entre les yeux. Le maquereau espagnol possède souvent un œil plus grand, un corps légèrement plus trapu et des taches ou marbrures grisâtres sur les flancs et le ventre. La partie supérieure de sa tête est également moins nettement zébrée.
Le maquereau commun peut aussi être confondu avec le chinchard. Ce dernier appartient à la famille des Carangidés et possède une ligne latérale munie de plaques osseuses bien visibles. Il ne présente pas les petites pinnules disposées devant la queue du maquereau.
Habitat et répartition géographique
Le maquereau commun vit dans les eaux tempérées et froides de l’Atlantique Nord. Dans l’Atlantique Est, son aire de répartition s’étend du Maroc au nord de la Norvège et à l’Islande. Il est également présent en mer du Nord, en Manche, en Méditerranée et en mer Noire. De l’autre côté de l’Atlantique, on le rencontre le long des côtes nord-américaines.
Il s’agit d’un poisson pélagique, ce qui signifie qu’il vit principalement en pleine eau plutôt que directement sur le fond. Il fréquente le plateau continental depuis la surface jusqu’à environ 200 ou 250 mètres de profondeur. En période côtière, les bancs peuvent néanmoins évoluer dans seulement quelques mètres d’eau.
Le maquereau ne dépend pas d’un type de fond précis. Sa présence est principalement déterminée par la température, les courants et la concentration de nourriture. Il peut ainsi être observé au-dessus de fonds rocheux, sableux, graveleux ou vaseux, tant que le secteur contient suffisamment de plancton ou de poissons fourrage.
Migration et vie en banc
Le maquereau est une espèce migratrice dont les déplacements suivent les saisons. Pendant l’hiver, une partie des poissons se tient au large et à plus grande profondeur. Leur activité alimentaire diminue et les bancs peuvent évoluer plus près du fond sans devenir véritablement benthiques.
Lorsque la température de l’eau remonte au printemps, les maquereaux se rapprochent du plateau côtier. Les bancs se déplacent vers les zones de reproduction et les secteurs riches en zooplancton. Au cours de l’été et du début de l’automne, ils se dispersent davantage le long des côtes pour se nourrir.
Les bancs sont souvent composés d’individus de taille similaire. Ils peuvent s’étirer sur une grande surface et changer rapidement de profondeur. Lorsqu’ils chassent sous la surface, leur présence peut être révélée par des remous, des poissons qui sautent ou des regroupements de sternes, de goélands et d’autres oiseaux marins.
Que mange le maquereau ?
Le régime alimentaire du maquereau évolue avec son âge et la saison. Les larves et les jeunes individus consomment principalement du zooplancton, notamment des copépodes. Les adultes continuent à filtrer ou capturer des crustacés pélagiques, mais deviennent également des prédateurs actifs de petits poissons.
Les principales proies comprennent les anchois, les sardines, les sprats, les harengs, les lançons et les jeunes poissons pélagiques. Le maquereau peut traverser un nuage de plancton la bouche ouverte ou poursuivre individuellement de petits poissons. Pendant une chasse intense, les bancs rabattent parfois leurs proies contre la surface.
Cette alimentation opportuniste explique l’efficacité de leurres très différents : petites plumes, imitations d’alevins, micro-jigs, cuillers et appâts naturels. Pour choisir la taille d’un leurre, il est souvent préférable d’observer celle des proies présentes plutôt que de se fier uniquement à la taille supposée des maquereaux.
Reproduction, croissance et longévité
La période de reproduction varie selon la latitude et la température. Elle peut commencer en hiver dans certaines parties de la Méditerranée, se dérouler au printemps dans le golfe de Gascogne et se prolonger jusqu’au début de l’été ou à l’été en mer Celtique et en mer du Nord.
Le frai se déroule en pleine eau. La femelle libère ses œufs en plusieurs lots et la fécondation est externe. Les œufs, qui contiennent une gouttelette d’huile, restent en suspension dans la colonne d’eau. Leur développement dépend de la température et les larves éclosent généralement après quelques jours.
La croissance est particulièrement rapide pendant la première année. Un jeune maquereau peut atteindre plus de vingt centimètres avant son premier hiver. La maturité sexuelle survient généralement autour de deux à trois ans, à une taille proche de 28 à 30 cm, avec des variations selon les stocks et les conditions environnementales.
Un maquereau adulte mesure couramment entre 30 et 40 cm et pèse environ 300 à 500 g. Les poissons dépassant 50 cm et un kilogramme sont beaucoup plus rares. La longévité maximale rapportée se situe approximativement entre 17 et 20 ans.
Quand pêcher le maquereau ?
La meilleure période pour la pêche du maquereau se situe généralement entre la fin du printemps et le début de l’automne. Sur de nombreux secteurs français, les premières arrivées régulières sont observées entre avril et juin. Les bancs restent ensuite accessibles pendant l’été et parfois jusqu’en octobre ou novembre.
Pêche du maquereau au printemps
Au printemps, les bancs remontent vers les zones côtières à mesure que l’eau se réchauffe. Ils peuvent encore évoluer en profondeur. La dandine, le sabiki et les petits jigs permettent alors de prospecter différentes couches d’eau.
Pêche du maquereau en été
L’été constitue souvent la période la plus régulière. Les maquereaux suivent les concentrations de plancton et de petits poissons jusque près des côtes. Ils peuvent être capturés depuis les digues, les jetées, les quais et les embarcations. Les chasses de surface rendent parfois les bancs faciles à localiser.
Pêche du maquereau en automne
Au début de l’automne, les poissons continuent de s’alimenter activement avant de rejoindre leurs zones d’hivernage. Les bancs peuvent comprendre des individus plus gros et se tenir à des profondeurs variables selon la météo et la distribution des proies.
Pêche du maquereau en hiver
En hiver, le maquereau devient généralement moins accessible au pêcheur côtier. Une partie des poissons se tient plus profondément et plus au large. Des captures restent possibles localement, notamment en Méditerranée ou lors de conditions océanographiques favorables.
Où chercher les bancs de maquereaux ?
Depuis le bord, les digues profondes, les jetées, les entrées de port autorisées, les pointes rocheuses et les falaises donnant sur une profondeur importante sont particulièrement intéressantes. Un courant latéral ou une remontée d’eau peut concentrer les proies à portée de lancer.
En bateau, les pêcheurs recherchent les ruptures de courant, les hauts-fonds, les bordures du plateau, les abords d’épaves et les regroupements d’oiseaux. Le sondeur permet de repérer les bancs, mais il faut ensuite déterminer leur profondeur exacte pour présenter les leurres au bon niveau.
La marée peut influencer la pêche en Manche et dans l’Atlantique en mettant en mouvement le plancton et les petits poissons. Il n’existe cependant pas une seule phase de marée universellement meilleure. Le début d’un courant, un ralentissement ou la rencontre de deux masses d’eau peuvent déclencher une phase alimentaire.
Techniques de pêche du maquereau
Pêche à la mitraillette ou au sabiki
Le sabiki, souvent appelé mitraillette, est constitué de plusieurs petites empiles garnies de plumes, de fibres brillantes ou de minuscules imitations de poissons. Le montage est animé verticalement ou en diagonale et peut être lesté par un plomb ou un petit jig.
Cette technique est extrêmement efficace lorsqu’un banc dense se trouve sous le bateau ou à proximité d’une digue. Il est préférable de limiter le nombre d’hameçons lorsque les poissons sont nombreux afin de réduire les emmêlements, les blessures et les prélèvements inutiles.
Pêche à la dandine et au micro-jig
La dandine consiste à laisser descendre un leurre métallique puis à l’animer par des mouvements verticaux. Elle permet d’explorer rapidement plusieurs profondeurs. Les micro-jigs de petite taille imitent les lançons, anchois et autres poissons fourrage.
Pêche aux leurres depuis le bord
Une cuiller métallique, un casting jig ou un petit leurre dur permet de lancer loin et de couvrir une grande surface. La récupération peut être rapide et linéaire, entrecoupée de pauses ou de changements de profondeur. Lorsque les maquereaux chassent près de la surface, un petit leurre de surface ou un leurre souple faiblement plombé peut également fonctionner.
Pêche à la traîne
La traîne légère permet de localiser les bancs lorsque leur position est inconnue. Des petites cuillers, plumes ou poissons nageurs sont remorqués derrière l’embarcation. Une fois un premier poisson capturé, il est souvent préférable de ralentir ou de revenir sur le secteur.
Pêche au flotteur et aux appâts
Le maquereau peut être recherché avec un petit morceau de poisson présenté sous un flotteur ou dans la colonne d’eau. Cette approche est surtout intéressante depuis une digue ou une embarcation lorsque le banc reste dans une zone déterminée.
Maille et quota du maquereau en 2026
La maille du maquereau, c’est-à-dire sa taille minimale légale de capture, dépend de la façade maritime. La mesure est effectuée de la pointe du museau à l’extrémité de la nageoire caudale.
- Mer du Nord : taille minimale de 30 cm.
- Manche et Atlantique : taille minimale de 20 cm.
- Méditerranée : taille minimale de 18 cm.
Dans les zones CIEM 4, 7 et 8 correspondant à la mer du Nord, à la Manche et à la façade Atlantique, la pêche de loisir est limitée depuis avril 2026 à dix maquereaux capturés et détenus par pêcheur et par jour.
Le maquereau fait partie des espèces sensibles pour les zones CIEM 4, 7 et 8. Les pêcheurs de loisir âgés de 16 ans ou plus qui le ciblent doivent s’enregistrer sur RecFishing et déclarer leurs captures dans le délai réglementaire. Ces obligations s’ajoutent au respect de la taille minimale et du quota journalier.
Tout maquereau conservé dans le cadre de la pêche maritime de loisir doit être marqué par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Pour cette espèce, le marquage peut être réalisé avant le débarquement. Le poisson doit rester entier afin que sa taille puisse être contrôlée.
Les captures sont destinées exclusivement à la consommation du pêcheur et de sa famille. Leur vente, leur exposition à la vente et leur achat en connaissance de cause sont interdits. Des règles locales plus restrictives peuvent s’appliquer dans certaines réserves, zones portuaires, parcs naturels marins ou secteurs soumis à un arrêté préfectoral.
État du stock et pêche responsable
Le maquereau commun est classé en préoccupation mineure à l’échelle mondiale par l’UICN. Ce classement ne doit pas être confondu avec l’état d’un stock halieutique régional. Le stock de l’Atlantique Nord-Est fait actuellement l’objet d’une surveillance et de recommandations scientifiques renforcées.
Même lorsque les poissons sont très nombreux sous le bateau, il est conseillé de limiter les captures à ses besoins réels. Le maquereau possède une chair fragile qui se dégrade rapidement. Les prises destinées à être consommées doivent être tuées proprement, saignées si nécessaire et placées au frais sans attendre.
Les poissons trop petits ou non conservés doivent être décrochés avec précaution. L’utilisation d’hameçons simples ou d’un nombre limité d’empiles facilite leur remise à l’eau et réduit les blessures lorsque les bancs sont particulièrement actifs.
Questions fréquentes sur le maquereau commun
Quelle est la taille légale du maquereau en France ?
La taille minimale est de 30 cm en mer du Nord, 20 cm en Manche et dans l’Atlantique, et 18 cm en Méditerranée. Une mesure locale plus restrictive reste possible.
Combien de maquereaux peut-on garder par jour en 2026 ?
Dans les zones CIEM 4, 7 et 8, la limite est de dix maquereaux capturés et détenus par pêcheur et par jour. Cette limite concerne la mer du Nord, la Manche et la façade Atlantique.
Doit-on déclarer les maquereaux capturés ?
Oui dans les zones CIEM 4, 7 et 8 pour les pêcheurs concernés par RecFishing. Le maquereau est classé parmi les espèces sensibles de ces façades en 2026.
Quelle est la meilleure saison pour pêcher le maquereau ?
La période la plus régulière s’étend généralement de mai à octobre, avec des variations selon la façade, la température de l’eau et la présence de poissons fourrage.
Comment différencier le maquereau commun du maquereau espagnol ?
Le maquereau commun possède normalement un ventre argenté uniforme et des zébrures qui se prolongent entre les yeux. Le maquereau espagnol présente souvent des taches sur le ventre et un œil plus grand.
Le maquereau vit-il près du fond ?
Il vit principalement en pleine eau. En hiver, il peut toutefois évoluer à plus grande profondeur et plus près du fond avant de redevenir davantage pélagique pendant la saison chaude.
À retenir
- Nom scientifique : Scomber scombrus.
- Corps fusiforme, dos bleu-vert zébré et ventre argenté sans taches.
- Poisson pélagique, migrateur et vivant en bancs.
- Taille courante : environ 30 à 40 cm.
- Profondeur : de la surface à environ 250 m.
- Meilleure période côtière : généralement de mai à octobre.
- Maille : 30 cm en mer du Nord, 20 cm en Manche-Atlantique et 18 cm en Méditerranée.
- Quota 2026 en zones CIEM 4, 7 et 8 : dix poissons par pêcheur et par jour.
Où le trouver dans l'eau.
Le maquereau commun est un poisson pélagique, migrateur et très grégaire. Il forme des bancs parfois constitués de plusieurs centaines ou milliers d’individus de taille comparable. Ces groupes se déplacent continuellement dans la colonne d’eau à la recherche de zooplancton et de petits poissons.
Dépourvu de vessie natatoire, le maquereau doit maintenir une activité de nage presque permanente. Son corps fusiforme, son pédoncule caudal étroit et ses pinnules réduisent les turbulences et lui permettent de se déplacer rapidement tout en dépensant relativement peu d’énergie.
Son comportement varie au cours de l’année. Pendant la saison froide, les bancs se tiennent généralement plus au large et plus profondément. Lorsque les eaux se réchauffent au printemps, ils se rapprochent du plateau côtier et des zones riches en nourriture. En été et au début de l’automne, les maquereaux peuvent chasser très près de la surface, parfois à quelques mètres seulement des plages, digues et falaises.
L’activité alimentaire est principalement diurne. Elle s’intensifie lorsque les courants concentrent le plancton ou les poissons fourrage. Les oiseaux marins, les remous en surface et les petits poissons qui sautent hors de l’eau peuvent signaler la présence d’un banc en chasse.
Saison et meilleurs moments.
Comment le pêcher vraiment bien.
Ce qu'il mange.
Ce qu'il faut respecter.
Réglementation 2026 — mer du Nord, zone CIEM 4.
- Taille minimale : 30 cm.
- Maximum de 10 maquereaux capturés et détenus par pêcheur et par jour.
- Le maquereau est une espèce sensible dans cette zone.
- Les pêcheurs concernés âgés de 16 ans ou plus doivent s’enregistrer sur RecFishing et déclarer leurs captures dans le délai réglementaire.
- Tout maquereau conservé doit être marqué par ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Pour le maquereau, ce marquage peut être effectué avant le débarquement.
- Les prises ne peuvent pas être vendues.
Des restrictions locales plus sévères peuvent s’appliquer.
Les tailles, quotas et périodes de fermeture varient d'un département à l'autre. Consulter la réglementation de pêche en France
speciesDetail.materialTitle matériel : Maquereau commun.