Invasive

Pseudorasbora

Pseudorasbora parva

Petit cyprinidé asiatique invasif colonisant les eaux calmes françaises depuis les années 1960.

« Goujon asiatique » « Pseudorasbore » « Stone moroko » « Topmouth gudgeon » « Amur false gudgeon »
Pseudorasbora (Pseudorasbora parva) - poisson d'eau douce pouvant atteindre 11 cm
Illustration · Fishing Grid
Taille typique
6–11 cm
record 11 cm
Poids typique
0.01–0.03 kg
record 0.03 kg
01 · Reconnaître

Comment l'identifier à coup sûr.

Le Pseudorasbora : Une espèce invasive méconnue

Le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva) est un petit poisson d'eau douce de la famille des Cyprinidés, originaire d'Asie de l'Est. Cette espèce invasive s'est largement répandue en Europe depuis les années 1960, posant des défis écologiques importants dans les écosystèmes aquatiques français.

Morphologie et identification

Le Pseudorasbora présente un corps élancé et fusiforme, typique des petits cyprinidés. Sa coloration varie du gris-argenté au brun olivâtre sur le dos, avec des flancs plus clairs et un ventre blanc-argenté. Une ligne latérale bien visible parcourt le corps de la tête à la queue. La tête est relativement petite avec des yeux proportionnellement grands et une bouche terminale de taille modeste.

Les nageoires sont transparentes à légèrement jaunâtres. La nageoire dorsale possède 3 rayons épineux et 7 rayons mous, tandis que la nageoire anale compte 3 rayons épineux et 5-6 rayons mous. En période de reproduction, les mâles développent des tubercules nuptiaux sur la tête et les nageoires pectorales.

Habitat et distribution

Originaire des bassins du fleuve Amour, du fleuve Jaune et du Yangtsé en Asie, le Pseudorasbora a été introduit accidentellement en Europe dans les années 1960, probablement avec des importations de carpes chinoises. L'espèce s'est rapidement établie et propagée dans de nombreux pays européens.

En France, cette espèce invasive colonise principalement les eaux calmes ou à faible courant : étangs, mares, canaux, bras morts de rivières, et zones de plaines alluviales. Elle préfère les eaux peu profondes avec une végétation aquatique développée, mais s'adapte à une large gamme de conditions environnementales.

Alimentation et écologie

Le régime alimentaire du Pseudorasbora varie selon l'âge et la saison. Les juvéniles se nourrissent principalement de zooplancton, tandis que les adultes adoptent un régime plus diversifié incluant des invertébrés benthiques, des larves d'insectes, des débris végétaux et parfois des œufs et alevins d'autres poissons.

Cette plasticité alimentaire contribue à son succès écologique mais crée également une compétition avec les espèces indigènes pour les ressources alimentaires.

Reproduction

La reproduction du Pseudorasbora s'étale généralement d'avril à juillet selon les conditions climatiques. Cette espèce présente un comportement reproducteur particulier : les femelles pondent leurs œufs dans les cavités construites par d'autres poissons, notamment les nids de goujons ou de chabots.

Une femelle peut pondre entre 1000 et 1500 œufs par saison reproductive. Les œufs, de couleur jaunâtre, adhèrent au substrat et éclosent après 4 à 6 jours selon la température de l'eau. Cette stratégie reproductive opportuniste favorise sa propagation rapide.

Impact écologique et pêche

Le Pseudorasbora n'est généralement pas ciblé par les pêcheurs en raison de sa petite taille et de son statut d'espèce invasive. Cependant, il peut être capturé accidentellement lors de pêches au coup visant d'autres cyprinidés. Son impact écologique négatif sur les écosystèmes aquatiques justifie sa non-remise à l'eau lorsqu'il est capturé.

L'espèce peut également servir d'appât naturel, bien que son utilisation soit réglementée dans certaines zones pour éviter sa propagation vers de nouveaux milieux.

02 · Habitat

Où le trouver dans l'eau.

Le Pseudorasbora présente un comportement grégaire, formant des bancs de taille variable selon la saison et la densité de population. Cette espèce est principalement diurne, avec une activité alimentaire maximale en matinée et en fin d'après-midi.

En période hivernale, les individus se regroupent dans les zones les plus profondes et réduisent leur activité. Au printemps, ils migrent vers les zones littorales pour la reproduction. Leur comportement opportuniste et leur grande adaptabilité leur permettent de coloniser rapidement de nouveaux milieux.

ÉtangsMaresCanauxBras mortsZones humidesGravières
03 · Calendrier

Saison et meilleurs moments.

J
Janv
F
Févr
M
Mars
A
Avril
M
Mai
J
Juin
J
Juil
A
Août
S
Sept
O
Oct
N
Nov
D
Déc
05 · Régime

Ce qu'il mange.

Zooplancton
Invertébrés benthiques
Larves d'insectes
Débris végétaux
Œufs de poissons
Petits crustacés
06 · Réglementation

Ce qu'il faut respecter.

Destruction obligatoire si capturé. Signalement souhaité aux services départementaux.