Montage complet Mer Intermédiaire

Montage palangrotte

Montage palangrotte

Schéma du montage palangrotte, pêche bateau Fluorocarbone 26/100 30 1 Émerillon de raccord n°10 30 2 Potence n°1 n°10 30 3 Potence n°2 n°10 30 4 Potence n°3 5 Agrafe porte-plomb 6 Plomb terminal80 g LONGUEUR TOTALE 120 cm

Les 6 composants

  1. 1 Émerillon de raccord puis 30 de fil Raccord avec la ligne principale
  2. 2 Potence n°1 porte : Hameçonn°10 puis 30 de fil Attache rotative limitant les emmêlements
  3. 3 Potence n°2 porte : Hameçonn°10 puis 30 de fil Empile pour appât naturel
  4. 4 Potence n°3 porte : Hameçonn°10 puis 30 de fil Empile pour appât naturel
  5. 5 Agrafe porte-plomb Permet de changer rapidement le lest
  6. 6 Plomb terminal 80 g Grammage à adapter à la profondeur et au courant
La table de montage

Le matériel

4 réf.
ROLLING SPRO  Barrel Swivel

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1,99 €
Plomb ROLLING L-R-B

Plomb ROLLING L-R-B

1,30 €

La pêche à la palangrotte est une technique de pêche à soutenir particulièrement adaptée à la recherche des poissons qui se nourrissent sur ou à proximité du fond. Simple dans son principe, elle devient très efficace lorsqu'elle est utilisée avec précision : les appâts sont présentés sur plusieurs potences tandis que le plomb maintient le montage dans la zone de pêche.

Pratiquée principalement depuis un bateau, la palangrotte permet de rechercher de nombreuses espèces comme les girelles, serrans, labres, sars, pageots et dorades. Elle est particulièrement intéressante sur les fonds rocheux, les zones riches en coquillages et les reliefs où les poissons trouvent naturellement leur nourriture.

L'efficacité de cette technique repose moins sur une animation spectaculaire que sur trois éléments essentiels : rester au contact du fond, conserver une ligne suffisamment tendue pour ressentir les touches et adapter la plombée au courant et à la profondeur.

Qu'est-ce que la pêche à la palangrotte ?

La palangrotte appartient à la famille des pêches à soutenir. Le montage est descendu verticalement sous le bateau jusqu'à ce que le plomb atteigne le fond. Les différentes esches se retrouvent alors présentées à quelques niveaux légèrement différents dans une zone où circulent de nombreux poissons benthiques.

Cette pêche était traditionnellement pratiquée avec une simple ligne tenue à la main. Aujourd'hui, l'utilisation d'une canne courte et sensible associée à un moulinet permet de mieux détecter les touches, de contrôler la profondeur et de récupérer plus facilement le montage.

La technique est accessible aux débutants car les touches peuvent être nombreuses et les principes de base sont faciles à comprendre. Elle reste pourtant suffisamment technique pour être utilisée en compétition de pêche à soutenir, où la qualité du montage, la rapidité d'eschage et la détection des touches font une véritable différence.

Pourquoi la palangrotte est-elle efficace sur les poissons de fond ?

De nombreux poissons côtiers passent une grande partie de leur temps à rechercher leur nourriture autour des rochers, des coquillages, du gravier ou des différents reliefs sous-marins.

La palangrotte permet de déposer plusieurs appâts directement dans cette zone d'alimentation. Contrairement à une pêche où le leurre doit être constamment déplacé, les esches naturelles peuvent rester suffisamment longtemps à proximité du fond pour diffuser leurs odeurs et être découvertes par les poissons.

La présence de plusieurs hameçons offre également plusieurs possibilités de présentation au cours de la même descente. Il est possible d'utiliser le même appât sur toutes les potences ou de proposer plusieurs esches afin d'identifier rapidement ce qui intéresse les poissons présents.

Quels fonds rechercher à la palangrotte ?

Les fonds rocheux constituent des zones classiques. Girelles, serrans, labres, sars et différents poissons de roche trouvent dans les anfractuosités une importante quantité de nourriture et de nombreux abris.

Les zones de gravier, les plateaux rocheux et les fonds riches en coquillages peuvent également être très productifs, notamment pour rechercher les sparidés comme les pageots et les dorades.

Une cassure, une bordure de roche, le pied d'un relief ou la proximité d'une épave peuvent créer une concentration de poissons supérieure à celle d'un fond totalement uniforme.

Lorsque vous découvrez une nouvelle zone, ne vous contentez donc pas de connaître sa profondeur. Essayez également d'identifier les changements de nature du fond, car une petite variation de relief peut suffire à concentrer l'activité.

Comment pêcher à la palangrotte en bateau ?

Commencez par laisser descendre le montage jusqu'à sentir clairement le plomb toucher le fond. Une fois ce contact obtenu, reprenez légèrement le mou afin de conserver une tension suffisante dans la ligne.

Il est généralement préférable de ne pas laisser plusieurs mètres de bannière détendue. Une ligne correctement contrôlée transmet beaucoup mieux les petites attaques et permet de réagir rapidement lorsqu'un poisson saisit l'appât.

Le montage peut ensuite être maintenu très légèrement au-dessus du fond. Quelques dizaines de centimètres suffisent souvent pour garder le plomb proche du substrat tout en conservant une bonne sensibilité.

Si aucune touche ne se produit, effectuez de temps à autre une petite remontée puis reposez doucement le montage. Ce déplacement renouvelle la présentation des appâts et peut attirer l'attention des poissons situés à proximité.

Faut-il laisser le plomb posé sur le fond ?

Il n'est pas nécessaire que le plomb reste constamment écrasé contre le fond. Lorsque le montage est entièrement posé, les informations transmises à la canne peuvent devenir moins nettes et les empiles risquent davantage de travailler dans les obstacles.

Une méthode simple consiste à toucher le fond pour obtenir un repère, puis à remonter légèrement le montage. Le lest reste alors très proche du substrat et les appâts évoluent dans la zone recherchée sans que toute la ligne repose directement dessus.

En présence d'une dérive lente, il est également possible de laisser le plomb frôler ponctuellement le fond. Cette façon de pêcher permet de suivre le relief tout en déplaçant progressivement les appâts.

Pourquoi le contact avec le fond est-il si important ?

Le fond constitue le principal repère de la pêche à la palangrotte. Si le montage remonte trop haut, il quitte progressivement la zone où de nombreuses espèces recherchent leur nourriture.

En dérive, la profondeur peut changer rapidement. Un bateau qui passe d'une zone de 20 mètres à une fosse de 25 mètres éloigne automatiquement le montage du fond si aucune ligne supplémentaire n'est rendue.

Il faut donc vérifier régulièrement le contact. Si vous ne savez plus précisément où se trouve votre plomb, rendez un peu de ligne jusqu'à retrouver le fond, puis reprenez légèrement la tension.

Cette habitude simple permet de conserver les appâts dans la zone productive pendant une grande partie de la dérive.

Comment choisir le poids du plomb à la palangrotte ?

Le bon grammage dépend principalement de la profondeur, du courant et de la vitesse de dérive du bateau. Un plomb adapté doit permettre d'atteindre rapidement le fond et de conserver un contrôle suffisamment direct du montage.

Lorsque le lest est trop léger, la ligne part progressivement sur le côté. Le montage s'éloigne alors de l'aplomb du bateau, la détection des touches devient moins précise et les risques d'accrochage peuvent augmenter.

À l'inverse, utiliser beaucoup plus de poids que nécessaire réduit les sensations et alourdit inutilement la pêche.

L'objectif est donc de trouver le grammage le plus léger permettant encore de rester correctement en contact avec le fond. Lorsque le courant forcit au cours de la journée, n'hésitez pas à augmenter le poids. Lorsque la mer se calme, revenir à une plombée plus légère permet de gagner en sensibilité.

Pourquoi prévoir plusieurs grammages de plombs ?

Les conditions peuvent évoluer très rapidement en mer. Une plombée parfaitement adaptée en début de sortie peut devenir trop légère lorsque la marée ou le courant s'intensifie.

Prévoir plusieurs poids permet de modifier rapidement le comportement de la ligne sans refaire le reste du montage.

Cette adaptation est particulièrement importante en pêche en dérive. Plus le bateau se déplace rapidement, plus il devient difficile de conserver le montage sous l'embarcation avec un lest insuffisant.

Changer de plomb au bon moment permet alors de retrouver une ligne plus verticale et une bien meilleure lecture des touches.

Comment reconnaître une touche à la palangrotte ?

La touche peut prendre différentes formes selon l'espèce. Un petit poisson de roche provoque souvent une succession de vibrations rapides, alors qu'un sparidé plus important peut produire des tirées plus lourdes et plus espacées.

Une canne sensible permet de distinguer plus facilement ces variations. Il est intéressant de la garder en main plutôt que de la laisser totalement immobile dans un porte-canne, surtout lorsque les poissons mordent timidement.

Ne ferrez pas systématiquement au premier petit tremblement. Les poissons peuvent parfois manipuler l'appât avant de réellement prendre l'hameçon.

Lorsque les tirées deviennent plus franches ou qu'une tension continue apparaît, un ferrage court permet de mettre l'hameçon en prise sans déplacer brutalement tout le montage.

Quels poissons peut-on prendre à la palangrotte ?

La palangrotte est souvent associée à la traditionnelle pêche des poissons de roche. Elle permet notamment de capturer des girelles, serrans et différents labridés sur les zones rocheuses.

Elle peut également intéresser des poissons plus recherchés comme les sars, pageots et dorades. La nature du fond, la profondeur, la taille des hameçons et surtout les appâts utilisés influencent fortement les espèces rencontrées.

Cette diversité fait de la palangrotte une technique intéressante pour découvrir une zone. Une même descente peut révéler rapidement les espèces présentes sur un fond donné.

La palangrotte pour la dorade grise

La dorade grise, ou griset, se prête particulièrement bien à une pêche verticale à proximité du fond. Elle fréquente notamment les fonds durs, les secteurs gravillonneux, les plateaux rocheux et les zones riches en coquillages.

Lorsque les poissons sont actifs, les touches peuvent s'enchaîner rapidement. Une dérive lente sur une zone productive permet alors de faire travailler les appâts continuellement au-dessus du fond.

Lorsque le courant ralentit fortement, il peut être intéressant de ne plus simplement maintenir la palangrotte immobile. Une animation lente en remontant progressivement les appâts de plusieurs mètres puis en les laissant redescendre permet de prospecter légèrement au-dessus du fond.

Cette animation verticale est particulièrement intéressante lorsque les dorades décollent du substrat pour suivre une esche.

L'animation « ascenseur » lorsque le courant faiblit

Lorsque la dérive devient presque inexistante, les appâts perdent une partie du mouvement naturel que leur donnait le déplacement du bateau.

Une solution consiste à pratiquer une animation très lente en ascenseur. Remontez progressivement le montage sur quelques mètres, sans mouvements brusques, puis laissez-le redescendre doucement jusqu'à proximité du fond.

Cette animation permet de faire voyager les esches dans la couche inférieure tout en restant suffisamment lente pour conserver une présentation naturelle.

Elle ne doit pas ressembler à une animation de jig. Le but est au contraire de produire un déplacement lent, régulier et contrôlé.

Quels appâts utiliser à la palangrotte ?

La palangrotte fonctionne particulièrement bien avec des appâts naturels. Les vers marins constituent une base très polyvalente car ils intéressent aussi bien les petits poissons de roche que différents sparidés.

De petits tronçons de vers sont suffisants lorsque l'on recherche girelles et serrans. Pour sélectionner des poissons plus importants, une esche plus généreuse et plus charnue peut être préférable.

La crevette constitue également un excellent appât, particulièrement attractif mais parfois plus fragile sur l'hameçon.

Des morceaux de poisson, notamment de maquereau, peuvent fournir une esche résistante et odorante. Conserver une partie de la peau améliore généralement la tenue lors de la descente et face aux petites touches.

Pour les dorades, des coquillages, de l'arénicole ou des morceaux de calamar sont également intéressants. La chair ferme du calamar possède notamment l'avantage de supporter plusieurs attaques sans être immédiatement arrachée.

Quel appât choisir pour les poissons de roche ?

Pour une pêche rapide de girelles, serrans et autres petits poissons de roche, privilégiez une esche facile à découper et suffisamment résistante pour supporter plusieurs petites attaques.

Les vers marins coupés en petits morceaux constituent une solution classique. La dureté de l'appât peut avoir son importance : une esche ferme résiste mieux aux poissons qui picorent, tandis qu'une chair plus tendre peut favoriser le ferrage lorsque les touches sont très timides.

Lorsque vous cherchez des labres ou des sparidés plus importants, augmentez légèrement la taille de l'esche. Une bouchée plus conséquente peut contribuer à limiter une partie des toutes petites prises sans pour autant empêcher les beaux poissons de roche de se nourrir.

Pourquoi la tenue de l'appât est-elle importante ?

À la palangrotte, le montage effectue régulièrement des descentes parfois importantes. Une esche trop fragile peut être perdue avant même d'atteindre le fond ou être retirée en quelques secondes par les petits poissons.

Une bonne tenue à l'hameçon permet de rester plus longtemps en action de pêche et réduit le nombre de remontées uniquement destinées à réescher.

Sur les zones très poissonneuses, cette différence devient importante : moins de temps passé à refaire les appâts signifie davantage de temps avec les hameçons réellement présents dans la zone de pêche.

Trois appâts : faut-il utiliser les mêmes sur toutes les potences ?

Il n'est pas obligatoire d'utiliser exactement la même esche sur tous les hameçons. Une palangrotte comportant plusieurs potences peut au contraire servir à tester plusieurs appâts simultanément.

Vous pouvez par exemple utiliser un morceau de ver sur une potence, une petite lanière de calamar sur une autre et une bouchée de maquereau sur la troisième.

Après quelques descentes, observez quelle présentation reçoit le plus de touches et quelles espèces répondent à chaque appât. Il devient alors possible d'uniformiser progressivement la ligne sur l'esche la plus efficace.

Cette méthode permet de comprendre rapidement l'activité des poissons sans changer d'appât à chaque remontée.

Pourquoi les potences courtes sont-elles intéressantes ?

En pêche verticale, des empiles ou potences trop longues peuvent rapidement devenir difficiles à contrôler. Le courant les fait tourner autour du corps de ligne et les risques de vrillage ou d'emmêlement augmentent.

Une potence relativement courte conserve davantage sa position et réagit rapidement aux mouvements de la ligne. Elle est particulièrement adaptée aux zones rocheuses et aux pêches où les descentes et remontées s'enchaînent.

Le montage gagne également en lisibilité : après une prise, il est plus facile de vérifier rapidement chaque hameçon et de remettre la ligne en pêche.

Comment limiter les emmêlements ?

Les emmêlements constituent l'un des principaux problèmes des montages à plusieurs empiles. Ils sont favorisés par les forts courants, les descentes trop rapides et les poissons qui tournent autour du corps de ligne pendant la remontée.

Lors de la mise à l'eau, laissez le plomb entraîner progressivement le montage plutôt que de jeter l'ensemble en vrac. Les potences disposent ainsi du temps nécessaire pour se positionner.

Après chaque poisson, vérifiez rapidement qu'aucune empile n'est enroulée autour du corps de ligne. Quelques secondes de contrôle évitent de passer plusieurs minutes à pêcher avec un hameçon devenu presque inutilisable.

Dans les courants puissants, raccourcir ou rigidifier les potences constitue également un moyen efficace de limiter leur rotation.

Pourquoi les accrochages sont-ils fréquents à la palangrotte ?

La technique recherche volontairement les poissons à proximité du fond, souvent sur des zones rocheuses. Elle expose donc naturellement le montage aux pierres, algues, coquilles et autres obstacles.

Il faut accepter qu'une certaine quantité de casse fasse partie de cette pêche. L'objectif consiste plutôt à la limiter.

Évitez de laisser le montage totalement détendu sur le fond et restez attentif aux changements de relief. En dérive, une remontée rocheuse peut rapidement placer le plomb ou les hameçons dans les obstacles.

Dès que vous ressentez plusieurs contacts anormaux, remontez légèrement la ligne plutôt que d'attendre que le montage soit complètement bloqué.

La pêche en dérive à la palangrotte

La dérive permet au bateau de déplacer progressivement les appâts sur une zone plus importante. Elle est particulièrement intéressante lorsque l'on cherche à localiser les poissons sur un secteur étendu.

Le principal défi consiste à conserver le montage suffisamment proche de la verticale. Si la ligne s'éloigne fortement derrière le bateau, la lecture des touches devient moins précise et le contact avec le fond plus difficile à interpréter.

Adaptez donc le poids du lest à la vitesse de dérive et rendez régulièrement de la ligne lorsque la profondeur augmente.

Lorsqu'une série de touches apparaît sur une petite portion de la dérive, mémorisez la zone. Un nouveau passage au même endroit peut confirmer la présence d'un banc ou d'une structure particulièrement productive.

Palangrotte au mouillage ou en dérive ?

Les deux approches peuvent être efficaces mais elles ne répondent pas au même objectif.

En dérive, le bateau explore progressivement le fond. C'est une excellente solution pour rechercher les poissons lorsque leur position exacte est inconnue.

Au mouillage, le montage reste sur une zone beaucoup plus précise. Cette stratégie est intéressante lorsqu'un poste productif est déjà connu ou lorsqu'un banc de poissons a été localisé.

Le mouillage permet également de travailler plus précisément l'amorçage lorsque celui-ci est utilisé.

Faut-il remonter dès le premier poisson ?

Avec les petites espèces qui vivent en bancs, il n'est pas toujours nécessaire de commencer immédiatement une longue remontée après la première prise.

Un poisson accroché peut mettre les autres appâts en mouvement et créer de l'activité autour du montage. Sur une palangrotte à plusieurs hameçons, attendre quelques instants peut donc provoquer une seconde, voire une troisième touche.

Cette approche est surtout intéressante avec les petits poissons grégaires et lorsque le matériel est suffisamment robuste pour supporter plusieurs prises simultanément.

Avec un poisson plus important ou à proximité immédiate d'obstacles, mieux vaut en revanche privilégier une remontée contrôlée plutôt que de rechercher volontairement plusieurs prises.

Pourquoi utiliser une ligne principale peu élastique en profondeur ?

Plus la profondeur augmente, plus l'élasticité d'un nylon classique peut rendre les petites touches difficiles à percevoir.

Une ligne principale relativement peu extensible transmet plus directement les vibrations jusqu'à la canne. Cet avantage devient particulièrement sensible lorsque l'on pêche plusieurs dizaines de mètres sous le bateau.

Dans les faibles profondeurs, le nylon reste parfaitement utilisable. À mesure que la profondeur augmente, une tresse fine peut toutefois améliorer sensiblement la lecture du fond et des touches.

Le bas de ligne conserve alors son rôle de partie plus discrète et résistante à proximité des poissons.

La palangrotte est-elle adaptée aux débutants ?

Oui. C'est même l'une des techniques intéressantes pour découvrir la pêche en bateau aux appâts naturels.

Le fonctionnement est facile à comprendre : descendre jusqu'au fond, reprendre légèrement la ligne, surveiller les touches puis remonter les poissons.

Les espèces de roche sont souvent relativement actives et permettent d'obtenir rapidement des sensations, ce qui rend la technique ludique.

La progression vient ensuite naturellement : apprendre à choisir le bon plomb, reconnaître la nature du fond, distinguer les touches et sélectionner les appâts transforme progressivement une pêche très simple en une technique beaucoup plus précise.

Les erreurs fréquentes à la palangrotte

Utiliser un plomb trop léger est une erreur fréquente. Lorsque la ligne part loin derrière le bateau et qu'il devient impossible de savoir précisément si le plomb touche encore le fond, il est généralement temps d'augmenter le grammage.

Utiliser un plomb inutilement lourd produit le problème inverse : la pêche perd en finesse et les petites touches deviennent moins agréables à ressentir.

Laisser trop de mou dans la ligne réduit également la transmission des touches. Après avoir identifié le fond, reprenez suffisamment de fil pour garder un contact direct.

Négliger les appâts après plusieurs petites touches peut conduire à pêcher plusieurs minutes avec un hameçon presque vide. Lorsque les touches disparaissent soudainement, contrôlez l'état des esches.

Ignorer un changement de profondeur pendant la dérive peut enfin éloigner totalement le montage de la zone productive. Vérifiez régulièrement le fond.

FAQ sur la pêche à la palangrotte

Qu'est-ce qu'une palangrotte ?

La palangrotte est une technique de pêche à soutenir utilisant un bas de ligne équipé de plusieurs hameçons présentés au-dessus d'un plomb terminal. Elle est principalement pratiquée verticalement depuis un bateau pour rechercher les poissons proches du fond.

Quels poissons peut-on pêcher à la palangrotte ?

Elle permet notamment de rechercher les girelles, serrans, labres, sars, pageots et dorades. Les prises varient selon le fond, la profondeur, la zone géographique et les appâts utilisés.

Quel fond choisir pour pêcher à la palangrotte ?

Les fonds rocheux, plateaux durs, zones gravillonneuses et secteurs riches en coquillages sont particulièrement intéressants. Les changements de relief et les abords d'épaves peuvent également concentrer les poissons.

Quel plomb utiliser à la palangrotte ?

Le grammage doit être adapté à la profondeur et au courant. Il faut utiliser suffisamment de poids pour conserver le contact avec le fond et une ligne relativement verticale, sans alourdir inutilement le montage lorsque les conditions permettent de pêcher plus léger.

Faut-il laisser le plomb sur le fond ?

Le plomb sert d'abord à repérer le fond. Une fois le contact obtenu, remonter légèrement le montage permet souvent d'améliorer la sensibilité et de maintenir les esches juste au-dessus des obstacles.

Quels sont les meilleurs appâts pour la palangrotte ?

Les vers marins sont très polyvalents. Les crevettes, morceaux de maquereau, coquillages, arénicoles et lanières de calamar sont également de bonnes options selon les poissons recherchés.

Peut-on mettre plusieurs appâts différents ?

Oui. Un montage comportant plusieurs potences permet justement de comparer plusieurs esches lors de la même descente. Il suffit ensuite d'observer laquelle produit le plus régulièrement des touches.

Pourquoi ma palangrotte s'emmêle-t-elle ?

Les courants forts, les empiles trop longues, une mise à l'eau désordonnée ou un poisson tournant autour du corps de ligne peuvent provoquer des vrillages. Des potences courtes, une descente contrôlée et une vérification régulière du montage permettent de réduire le problème.

Peut-on pêcher la dorade à la palangrotte ?

Oui. La dorade grise notamment peut être recherchée verticalement sur les fonds durs, gravillonneux ou riches en coquillages. Les esches peuvent être maintenues près du fond ou animées lentement dans les premiers mètres lorsque les poissons décollent.

La palangrotte fonctionne-t-elle depuis le bord ?

Bien qu'elle soit principalement associée à la pêche en bateau, une pêche à soutenir comparable peut être pratiquée depuis un point suffisamment haut comme une digue, une jetée ou certains quais lorsque la profondeur disponible permet de travailler verticalement.

Une pêche simple où la précision fait la différence

La palangrotte est une technique facile à prendre en main, mais son efficacité augmente considérablement lorsque l'on apprend à contrôler précisément ce qui se passe sous le bateau.

Le premier objectif est de rester dans la bonne zone : à proximité du fond et des structures où les poissons recherchent leur nourriture. Le second est de conserver suffisamment de tension pour ressentir les touches. Le troisième consiste à adapter constamment le lest, les appâts et la présentation aux conditions rencontrées.

Sur les fonds rocheux, elle permet d'enchaîner les poissons de roche. Sur des plateaux durs ou des secteurs riches en coquillages, elle peut également devenir une technique très intéressante pour les sparidés. En dérive, elle sert à explorer rapidement une zone ; au mouillage, elle permet d'insister précisément sur un poste productif.

Plus que la complexité du montage, ce sont donc la maîtrise du fond, le choix de l'esche, la sensibilité aux touches et l'adaptation de la plombée qui font la différence. Une fois ces principes compris, la palangrotte devient l'une des techniques les plus polyvalentes pour découvrir et exploiter les poissons vivant près du fond.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un montage palangrotte en pêche en mer ?
Le montage palangrotte est une technique de pêche aux appâts naturels utilisée principalement pour cibler les poissons de fond. Il consiste à présenter un ou plusieurs hameçons garnis d’appâts à proximité du substrat afin de capturer des espèces comme la dorade, le sar, le pageot ou le marbré.
Quel est le meilleur montage palangrotte pour la dorade ?
Le meilleur montage palangrotte pour la dorade est généralement un montage discret avec un bas de ligne en fluorocarbone, des hameçons adaptés et un appât naturel comme un ver marin, une crevette ou un morceau de coquillage. La discrétion est essentielle car la dorade est un poisson souvent méfiant.
Comment monter une palangrotte pour pêcher en mer ?
Un montage palangrotte classique se compose d’une ligne principale, d’un plomb terminal, de potences équipées d’hameçons et d’un bas de ligne adapté. Les hameçons sont ensuite garnis avec des appâts naturels afin de prospecter les zones proches du fond.

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