Labridé Espèce LC Eau salée · Omnivore

Vieille commune

Labrus bergylta

Grand labridé coloré des côtes rocheuses, la vieille commune possède des lèvres épaisses, de fortes dents et une robe très variable.

« Grande vieille » « Vieille » « Groac'h » « Demoiselle » « Moulard » « Matiote » « Ballan wrasse »
Vieille commune (Labrus bergylta) - poisson d'eau douce pouvant atteindre 65 cm
Illustration · Fishing Grid
Taille typique
35–65 cm
record 65 cm
Poids typique
0.86–5.00 kg
record 5.00 kg
Profondeur
0.0–50.0 m
optimum 2.0-30.0 m
Eau idéale
11.0°C
5.0-25.0 °C actif
01 · Reconnaître

Comment l'identifier à coup sûr.

Présentation générale de la Vieille commune

La Vieille commune (Labrus bergylta) est l'une des espèces les plus emblématiques de la famille des Labridés en Atlantique Nord-Est. Ce poisson marin côtier fascine les pêcheurs par sa robustesse, sa longévité exceptionnelle et sa chair délicate. Pouvant atteindre des tailles remarquables et vivre plusieurs décennies, la Vieille commune représente un défi de choix pour les amateurs de pêche aux leurres et aux appâts naturels.

Morphologie et caractéristiques distinctives

La Vieille commune présente un corps massif et allongé, caractéristique des Labridés. Sa tête imposante, dotée de lèvres charnues et de mâchoires puissantes, lui permet de broyer facilement crustacés et mollusques. La coloration varie considérablement selon l'âge, le sexe et l'habitat : les juvéniles arborent généralement des tons verdâtres avec des marbrures, tandis que les adultes peuvent présenter des teintes allant du brun-rouge au vert olive, parfois agrémentées de bandes transversales.

Les écailles sont de taille moyenne, cycloïdes, et la ligne latérale est bien marquée. La nageoire dorsale, continue, s'étend sur une grande partie du dos avec une partie épineuse antérieure et une partie molle postérieure. Les nageoires pectorales sont particulièrement développées, adaptées à la nage dans les environnements rocheux complexes.

Habitat et distribution

La Vieille commune fréquente principalement les fonds rocheux côtiers de l'Atlantique Nord-Est, depuis la Norvège jusqu'au Maroc. En France, elle est présente sur toutes les côtes atlantiques et de la Manche, avec des populations particulièrement denses en Bretagne et en Normandie. Elle affectionne les zones de 5 à 50 mètres de profondeur, riches en anfractuosités rocheuses, herbiers de zostères et champs d'algues brunes.

Cette espèce sédentaire établit des territoires qu'elle défend farouchement, particulièrement pendant la période de reproduction. Les juvéniles colonisent les zones plus superficielles, souvent dans les cuvettes rocheuses de l'estran, avant de migrer vers des eaux plus profondes à mesure qu'ils grandissent.

Alimentation et écologie

Prédateur opportuniste, la Vieille commune possède un régime alimentaire varié composé principalement de crustacés (crabes, bernard-l'hermite, crevettes), de mollusques (moules, patelles, bigorneaux) et d'échinodermes (oursins, étoiles de mer). Ses mâchoires puissantes et ses dents pharyngiennes lui permettent de broyer les carapaces les plus résistantes.

Son activité alimentaire est principalement diurne, avec des pics d'intensité au lever et au coucher du soleil. Durant l'hiver, son métabolisme ralentit considérablement et elle peut jeûner pendant plusieurs mois.

Reproduction et cycle de vie

La reproduction de la Vieille commune constitue l'un des phénomènes les plus remarquables du monde marin côtier. Cette espèce est hermaphrodite protogyne : tous les individus naissent femelles et certains se transforment en mâles vers l'âge de 7-10 ans. Les mâles, territoriaux, construisent des nids élaborés avec des algues et des débris végétaux dans les anfractuosités rocheuses.

La ponte s'étale de mai à juillet selon les régions. Les œufs, démersaux et adhésifs, sont surveillés et ventilés par le mâle jusqu'à l'éclosion. La croissance est lente, caractéristique de l'espèce, avec une maturité sexuelle atteinte vers 4-5 ans.

Techniques de pêche spécialisées

La pêche de la Vieille commune demande une approche technique adaptée à ses habitudes. Depuis le bord, la pêche aux appâts naturels (crabe vert, bernard-l'hermite, ver de chalut) sur des montages coulissants lestés permet de prospecter efficacement les postes rocheux. L'utilisation de bas de ligne en fluorocarbone de forte résistance (40-50/100) est indispensable face à la dentition de ce combattant.

La pêche aux leurres connaît un essor considérable : leurres souples montés sur têtes plombées, jigs, et petits leurres durs évoluant près du fond donnent d'excellents résultats. En bateau, la pêche à la dandine avec des leurres métalliques ou des montages à empiles courtes permet de cibler les individus de belle taille.

Records et anecdotes

Les plus beaux spécimens de Vieille commune capturés en France dépassent régulièrement les 4-5 kg pour des longueurs de 60 cm. Le record officieux français approche les 7 kg. Ces géants, âgés de plusieurs décennies, témoignent de la longévité exceptionnelle de l'espèce qui peut vivre plus de 30 ans.

Une particularité remarquable de la Vieille commune réside dans sa capacité à produire des sons audibles lors des combats, grâce à la contraction de muscles spécialisés contre la vessie natatoire. Cette communication acoustique joue un rôle important dans les comportements territoriaux et reproducteurs.

Dorsales
Une longue dorsale continue
Nageoire dorsale unique comportant 18 à 21 rayons épineux puis 9 à 10 rayons mous, plus hauts vers l’arrière.
Robe
Coloration extrêmement variable
Robe verte, brune, beige, orangée ou rougeâtre, souvent marbrée ou ponctuée de blanc, de bleu ou de gris. Les jeunes sont fréquemment vert émeraude.
Œil
Œil latéral bien visible
Œil de taille moyenne, pouvant présenter des reflets verts ou bleuâtres selon la robe et l’éclairage.
Bouche
Lèvres épaisses et grosses dents
Bouche terminale aux lèvres charnues, équipée de fortes dents coniques et de dents pharyngiennes capables de broyer coquilles et carapaces.
Corps
Corps massif à grandes écailles
Corps robuste, fuselé et légèrement comprimé, couvert de grandes écailles tenaces avec une ligne latérale nettement visible.
Caudale
Queue large et arrondie
Nageoire caudale peu échancrée, arrondie ou presque droite, adaptée aux accélérations courtes entre les rochers.
02 · Habitat

Où le trouver dans l'eau.

La vieille commune (Labrus bergylta), également appelée grande vieille ou simplement vieille, est le plus grand labridé régulièrement rencontré sur les côtes françaises de la Manche et de l’Atlantique. Son corps massif, ses lèvres épaisses, ses grandes dents et sa robe aux couleurs extrêmement variables en font un poisson immédiatement reconnaissable lorsqu’il atteint une belle taille.

Très liée aux fonds rocheux, la vieille vit entre les laminaires, les failles, les grottes, les tombants et les récifs battus par le courant. Elle est recherchée par les pêcheurs pour sa défense puissante et sa tendance à regagner immédiatement les rochers après la touche. Contrairement à sa réputation de poisson secondaire, elle constitue un adversaire robuste, endurant et parfois très méfiant.

La réglementation de la vieille commune est souvent mal présentée en ligne. En France, aucune taille minimale nationale spécifique à Labrus bergylta n’apparaît actuellement dans l’arrêté national consolidé de la pêche maritime de loisir. La vieille ne fait pas non plus partie des espèces soumises au marquage obligatoire ni des espèces sensibles devant être déclarées quotidiennement sur RecFishing en 2026. Des restrictions locales peuvent néanmoins s’appliquer.

Comment reconnaître la vieille commune ?

La vieille commune possède un corps robuste, fuselé et légèrement comprimé sur les côtés. Sa tête forme un museau arrondi et se termine par une bouche relativement petite, entourée de lèvres charnues. Ces lèvres épaisses sont caractéristiques des labridés et sont parfois teintées de vert, de bleu ou de gris.

La bouche contient de fortes dents coniques visibles lorsqu’elle est ouverte. Des dents pharyngiennes plus profondes complètent cette dentition et permettent au poisson de broyer les coquilles de moules, les gastéropodes et les carapaces de crustacés.

La vieille porte une seule longue nageoire dorsale. Sa partie antérieure est soutenue par dix-huit à vingt-et-un rayons épineux, tandis que sa partie postérieure comporte généralement neuf ou dix rayons mous plus élevés. La nageoire caudale est large, arrondie ou faiblement tronquée, sans fourche profonde.

Ses grandes écailles sont solidement implantées et peuvent être difficiles à retirer. Une ligne latérale bien visible suit le haut des flancs avant de descendre légèrement vers le pédoncule caudal.

Une robe aux couleurs très variables

La couleur ne doit jamais être utilisée seule pour identifier la vieille commune. L’espèce présente une polychromie remarquable : un individu peut être vert émeraude, brun, beige, orange, rougeâtre ou presque noir. Des marbrures et des taches blanches, bleues, grises ou argentées peuvent recouvrir la tête et le corps.

Les juvéniles sont souvent uniformément verts, ce qui leur permet de se dissimuler efficacement dans les algues. Avec l’âge, la robe devient généralement plus complexe, mais il n’existe pas une transformation identique chez tous les poissons.

L’habitat, l’éclairage, l’âge, l’état physiologique et le niveau de stress semblent tous participer à ces variations. Une vieille observée sur un fond sableux clair peut paraître beige ou pâle, tandis qu’un poisson vivant dans une faille sombre pourra présenter une livrée brun foncé ou fortement marbrée.

Différence entre vieille commune, labre vert et labre merle

Dans la Manche et sur la façade atlantique française, les risques de confusion avec un autre très grand labridé restent limités. La vieille commune se distingue par sa taille, son corps massif, ses lèvres épaisses et sa dorsale plus élevée vers l’arrière.

Plus au sud, notamment au Portugal et en Méditerranée, elle peut être confondue avec le labre vert (Labrus viridis) ou le labre merle (Labrus merula). Ces espèces sont principalement méditerranéennes et présentent généralement une silhouette un peu plus élancée.

Les mentions de vieille commune en Méditerranée doivent donc être interprétées avec prudence. Les bases biologiques modernes considèrent plusieurs signalements méditerranéens comme rares, incertains ou liés à des confusions d’identification.

Où vit la vieille commune ?

L’aire de répartition de Labrus bergylta s’étend dans l’Atlantique Nord-Est, depuis le nord de la Norvège jusqu’aux côtes marocaines. L’espèce est également présente autour des îles Britanniques, des Açores, de Madère et des Canaries.

En France, elle est particulièrement commune en mer du Nord, dans la Manche, en Bretagne et dans le golfe de Gascogne. Les côtes rocheuses bretonnes, normandes et du nord de la France offrent de nombreux habitats favorables.

Rochers et champs de laminaires

La vieille est étroitement associée aux rochers couverts d’algues. Les champs de laminaires lui procurent un abri, un camouflage et une forte concentration de proies. Les jeunes poissons fréquentent volontiers les très faibles profondeurs et les zones découvertes ou presque découvertes à marée basse.

Failles, grottes et tombants

Les grands individus occupent souvent une faille, une cavité ou un tombant particulier. Ces abris permettent au poisson de se protéger pendant la nuit et de se retirer rapidement lorsqu’il est inquiété.

Les zones rocheuses fortement battues ne lui font pas peur. Les vagues et les courants y découvrent des crustacés, déplacent les coquillages et créent des opportunités alimentaires.

Estuaires et zones abritées

La vieille peut également pénétrer dans certains estuaires, à condition que la salinité reste relativement stable et que les fonds rocheux ou coquilliers offrent suffisamment de nourriture. Elle n’est cependant pas une espèce estuarienne aussi caractéristique que le bar ou le mulet.

Profondeur et température

La vieille commune est rencontrée depuis la zone soumise aux marées jusqu’à environ cinquante mètres. La majorité des observations se situe néanmoins entre deux et trente mètres.

Les jeunes individus vivent souvent très près du rivage. Les adultes occupent régulièrement les zones rocheuses situées entre dix et vingt mètres, mais peuvent descendre davantage en hiver ou dans les secteurs du large.

L’espèce est adaptée aux eaux tempérées. Sa distribution générale couvre approximativement des températures de 5 à 25 °C, tandis que les modèles écologiques situent sa préférence autour de 9 à 13 °C.

Que mange la vieille commune ?

La vieille est principalement carnivore et recherche sa nourriture sur ou à proximité du fond. Son régime comprend des crabes, des crevettes, des isopodes, de jeunes homards, des moules, des pouces-pieds, des gastéropodes et d’autres mollusques.

Ses dents puissantes lui permettent d’arracher les proies fixées aux rochers et de briser leurs coquilles. Au pied de certains tombants colonisés par les moules, les débris coquilliers accumulés témoignent directement de son activité alimentaire.

Elle peut également consommer des vers polychètes, de petits oursins et occasionnellement de petits poissons. Son alimentation varie selon la taille de l’individu, la saison et les ressources disponibles sur le récif.

Comportement de la vieille

La vieille commune est un poisson diurne. Elle devient active après le lever du jour et explore les rochers à la recherche de nourriture. La marée montante et l’augmentation du courant peuvent accentuer son activité en déplaçant les proies et en recouvrant de nouveaux secteurs.

Elle utilise beaucoup ses nageoires pectorales pour se maintenir en place et se déplacer avec précision entre les algues. Lorsqu’elle est menacée, sa nage devient brusquement puissante et elle rejoint immédiatement une cavité.

Les grands individus sont territoriaux. Ils peuvent occuper durablement le même secteur, tout en effectuant des déplacements quotidiens entre leur abri et leurs zones d’alimentation.

La nuit, la vieille se repose sur le fond ou dans une faille. Elle peut adopter une position inclinée ou se coucher partiellement sur le côté, comportement fréquent chez plusieurs labridés.

Reproduction et changement de sexe

La vieille commune présente une stratégie reproductrice principalement protogyne. Les poissons commencent leur vie sexuelle comme femelles, puis certains individus deviennent mâles au cours de leur développement.

Le changement de sexe peut intervenir entre quatre et quatorze ans. Cette large amplitude reflète la croissance lente de l’espèce et les différences observées entre les populations.

L’âge de première maturité varie lui aussi géographiquement. Des populations méridionales peuvent atteindre leur maturité vers deux à trois ans, tandis que les populations plus septentrionales peuvent ne devenir réellement matures que vers six à neuf ans.

Au printemps et au début de l’été, le mâle aménage un nid constitué d’algues dans une faille ou une cavité. Une ou plusieurs femelles y déposent leurs œufs, qui adhèrent au support grâce à un mucus.

Le mâle recouvre et garde ensuite le nid pendant environ une à deux semaines. Après l’éclosion, les larves vivent plusieurs semaines en pleine eau avant que les jeunes poissons ne rejoignent les champs d’algues côtiers.

Taille, poids et longévité

Une vieille commune mesure couramment entre 35 et 40 cm. Les poissons de 40 à 50 cm sont régulièrement rencontrés dans les habitats favorables, mais ils peuvent déjà être âgés de nombreuses années.

La taille maximale publiée atteint environ 66 cm pour un poids proche de 4,4 kg. La vieille est également une espèce particulièrement longévive : un âge maximal de 34 ans a été rapporté.

Cette croissance lente et cette longévité élevée rendent les grands individus plus difficiles à remplacer qu’un poisson à croissance rapide comme le maquereau. Un prélèvement raisonnable est donc préférable même en l’absence de quota national.

Quand pêcher la vieille ?

La vieille peut être capturée toute l’année. La période située entre le printemps et l’automne est cependant la plus favorable pour la pêche depuis le bord, car les poissons occupent davantage les faibles profondeurs et sont généralement plus actifs.

Au printemps

Le réchauffement progressif de l’eau augmente l’activité sur les récifs côtiers. Les poissons se nourrissent autour des laminaires, des moulières et des premières cassures rocheuses.

En été

L’été permet de rechercher la vieille dans les faibles profondeurs, parfois à seulement quelques mètres du bord. Les zones battues, pointes rocheuses et couloirs entre les laminaires sont particulièrement intéressants.

Cette période correspond aussi à la reproduction. Les poissons observés autour d’un nid ou présentant un comportement territorial marqué méritent d’être laissés tranquilles.

En automne

Les vieilles continuent à s’alimenter activement avant la baisse des températures. Les mois de septembre et octobre peuvent produire de beaux poissons sur les zones rocheuses.

En hiver

En hiver, une partie des adultes gagne des secteurs plus profonds et plus stables. La pêche depuis le bord devient moins régulière, mais des captures restent possibles en bateau ou sur les postes côtiers bénéficiant rapidement d’une profondeur importante.

Techniques de pêche de la vieille commune

Pêche aux appâts en zone rocheuse

La pêche aux appâts naturels est l’une des techniques les plus régulières. Les crabes, crevettes, moules, coquillages, arénicoles et morceaux de céphalopodes peuvent intéresser la vieille.

Le montage doit permettre de présenter l’appât près du fond tout en limitant les accrochages. Après la touche, il faut garder immédiatement le contact avec le poisson pour éviter qu’il ne rejoigne une faille.

Pêche aux leurres souples

Les leurres souples imitant un crabe, une crevette, un gobie ou un petit poisson peuvent être animés lentement à proximité du fond. Les touches surviennent souvent au passage d’une cassure, d’une cavité ou d’un couloir entre les algues.

Une récupération trop haute dans la colonne d’eau est généralement moins efficace qu’une présentation proche des roches. Le risque d’accrochage fait partie intégrante de cette technique.

Rockfishing

Le rockfishing permet d’explorer les bordures rocheuses, les quais autorisés, les épis et les pieds de falaises. Les petites vieilles sont fréquentes sur les zones très peu profondes, tandis que les grands poissons occupent souvent des cassures plus profondes.

Pêche à soutenir

Depuis une embarcation, la pêche à soutenir permet de proposer un appât verticalement au-dessus des roches ou des épaves. Il est important de ne pas laisser le poisson prendre trop de fil après la touche.

Pêche sous-marine

La vieille commune est régulièrement observée par les chasseurs sous-marins. Les règles propres à cette pratique doivent être respectées, notamment l’interdiction nationale de la pêche sous-marine entre le coucher et le lever du soleil.

Maille et réglementation de la vieille commune en 2026

À la date de vérification du 5 août 2026, aucune taille minimale nationale spécifique à la vieille commune ne figure dans l’arrêté français relatif aux tailles minimales de la pêche maritime de loisir.

Il n’existe pas non plus de quota journalier national spécifique, de période nationale de fermeture ou de taille maximale légale propre à Labrus bergylta.

La vieille commune ne figure pas dans la liste nationale des espèces dont les captures doivent être marquées par ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale.

Elle ne fait pas partie des espèces sensibles soumises à déclaration journalière sur RecFishing en 2026. Sur les façades Atlantique et Manche, un pêcheur ciblant uniquement la vieille n’est donc pas soumis à l’enregistrement au titre de cette espèce.

En Méditerranée, les pêcheurs âgés de 16 ans ou plus restent soumis à l’obligation générale d’enregistrement, sauf pour la pêche à pied, même si la vieille n’est pas une espèce sensible. L’espèce y est toutefois rare et peut être confondue avec d’autres labres.

Des arrêtés locaux, réserves marines, cantonnements, règlements portuaires ou zones de protection forte peuvent interdire la pêche ou imposer des mesures supplémentaires. Les captures de loisir sont réservées à la consommation du pêcheur et de sa famille et ne peuvent pas être vendues.

Bonnes pratiques de remise à l’eau

La vieille possède de grandes écailles et une peau résistante, mais une manipulation prolongée peut tout de même l’endommager. Il convient de mouiller les mains, de soutenir le poisson horizontalement et d’éviter de le tenir uniquement par les lèvres.

Le poisson doit être décroché rapidement. Lorsqu’il est capturé en profondeur, il faut également surveiller l’apparition éventuelle de signes liés à la décompression.

Compte tenu de sa croissance lente, de sa longévité et de sa maturité parfois tardive, limiter les prélèvements de grands individus constitue une précaution pertinente même en l’absence de quota national.

Questions fréquentes sur la vieille commune

Quelle est la maille de la vieille commune ?

Aucune taille minimale nationale spécifique à Labrus bergylta n’est indiquée dans l’arrêté français consolidé au 5 août 2026. Une réglementation locale peut cependant être plus restrictive.

Faut-il couper la queue d’une vieille conservée ?

Non au titre de l’arrêté national sur le marquage : la vieille commune ne figure pas dans la liste des espèces concernées.

Combien de vieilles peut-on garder par jour ?

Aucun quota journalier national spécifique n’est actuellement fixé pour cette espèce. Le prélèvement doit rester limité aux besoins familiaux et peut être restreint localement.

Faut-il déclarer une vieille sur RecFishing ?

Non. La vieille commune ne fait pas partie des espèces sensibles à déclarer quotidiennement en 2026.

Quelle est la taille maximale d’une vieille commune ?

La taille maximale publiée est d’environ 66 cm pour un poids maximal voisin de 4,4 kg. Les poissons de 35 à 40 cm sont beaucoup plus courants.

Quelle est la meilleure saison pour pêcher la vieille ?

Elle peut être capturée toute l’année, mais le printemps, l’été et le début de l’automne sont généralement les périodes les plus régulières depuis le bord.

La vieille commune vit-elle en Méditerranée ?

Sa présence méditerranéenne est rare ou incertaine selon les sources. Plusieurs observations peuvent concerner le labre merle ou le labre vert. En France, la vieille commune est surtout une espèce de Manche et d’Atlantique.

Quel est le meilleur appât pour la vieille ?

Les crabes, crevettes, moules, arénicoles et morceaux de céphalopodes sont adaptés à son alimentation naturelle. Le choix dépend surtout des proies disponibles sur le secteur.

À retenir

  • Nom scientifique : Labrus bergylta.
  • Autres noms : grande vieille et vieille.
  • Famille : Labridés.
  • Répartition française principale : mer du Nord, Manche et Atlantique.
  • Habitat : rochers, failles, grottes, tombants et champs de laminaires.
  • Taille moyenne : environ 35 à 40 cm.
  • Taille maximale publiée : environ 66 cm.
  • Poids maximal publié : environ 4,4 kg.
  • Longévité maximale publiée : 34 ans.
  • Alimentation : crustacés et mollusques principalement.
  • Activité : diurne.
  • Maille nationale spécifique : aucune en 2026.
  • Quota national spécifique : aucun en 2026.
  • Marquage obligatoire : non au niveau national.
  • Déclaration RecFishing : non pour cette espèce en 2026.
Fonds rocheux côtiersHerbiers de zostèresChamps d'alguesAnfractuosités rocheusesZones de marée basse rocheuses
03 · Calendrier

Saison et meilleurs moments.

J
Janv
F
Févr
M
Mars
A
Avril
M
Mai
J
Juin
J
Juil
A
Août
S
Sept
O
Oct
N
Nov
D
Déc
Meilleures heures (24h)
00h
06h
12h
18h
04 · Techniques

Comment le pêcher vraiment bien.

01 Rockfishing aux appâts naturels
100%
02 Pêche aux leurres souples
92%
03 Pêche à soutenir
90%
04 Shore jigging léger
80%
05 · Régime

Ce qu'il mange.

crabes
crevettes
jeunes homards
moules
gastéropodes
pouces-pieds
mollusques
crustacés
oursins
vers marins
06 · Réglementation

Ce qu'il faut respecter.

Réglementation nationale de la pêche de loisir de la vieille commune — vérifiée le 5 août 2026.

  • Aucune taille minimale nationale spécifique à Labrus bergylta ne figure dans l’arrêté national consolidé relatif aux tailles minimales de la pêche maritime de loisir.
  • Aucun quota journalier national spécifique n’est actuellement fixé pour cette espèce.
  • Aucune période nationale d’ouverture ou de fermeture spécifique à la vieille commune n’est actuellement définie.
  • La vieille commune ne figure pas dans la liste nationale des espèces soumises au marquage obligatoire des captures de loisir.
  • Elle ne fait pas partie des espèces sensibles soumises à déclaration journalière sur RecFishing en 2026.
  • Les captures de loisir sont réservées à la consommation du pêcheur et de sa famille. Leur vente est interdite.

Des arrêtés locaux, règlements portuaires, réserves marines, cantonnements de pêche, parcs naturels marins ou zones de protection forte peuvent interdire la capture ou imposer des règles supplémentaires.

La pêche sous-marine est interdite entre les heures légales de coucher et de lever du soleil. Les autres techniques doivent respecter la réglementation applicable au secteur et au matériel utilisé.

En l’absence de taille minimale nationale, il est recommandé de limiter les prélèvements. La vieille commune est une espèce à croissance lente, pouvant vivre plus de trente ans et atteindre tardivement sa maturité dans les populations septentrionales.

Les tailles, quotas et périodes de fermeture varient d'un département à l'autre. Consulter la réglementation de pêche en France