Mugilidé Espèce NT Eau salée · Omnivore

Mulet lippu

Chelon labrosus

Grand mulet côtier et euryhalin, le mulet lippu se reconnaît à sa lèvre supérieure épaisse, son corps argenté rayé et son comportement grégaire.

« Mulet à grosses lèvres » « Muge lippu » « Muge à grosses lèvres » « Meuil » « Bâtarde »
Mulet lippu (Chelon labrosus) - poisson d'eau douce pouvant atteindre 75 cm
Illustration · Fishing Grid
Taille typique
35–75 cm
record 75 cm
Poids typique
0.80–4.50 kg
record 4.50 kg
Profondeur
0.0–15.0 m
optimum 0.0-10.0 m
Eau idéale
15.0°C
9.0-20.0 °C actif
Taille légale
30 cm
01 · Reconnaître

Comment l'identifier à coup sûr.

Le mulet lippu (Chelon labrosus), également appelé mulet à grosses lèvres ou muge lippu, est l’un des principaux mulets rencontrés sur les côtes françaises. Il fréquente la mer du Nord, la Manche, l’Atlantique et la Méditerranée, mais pénètre également dans les ports, les lagunes, les estuaires et les cours d’eau accessibles depuis la mer.

Le nom « mulet commun » est parfois utilisé par les pêcheurs ou dans les recherches en ligne, mais il reste imprécis. Plusieurs espèces de la famille des Mugilidés vivent en France et peuvent partager les mêmes habitats. Cette fiche concerne exclusivement Chelon labrosus, reconnaissable à sa lèvre supérieure très épaisse portant plusieurs rangées de petites papilles.

Le mulet lippu est un poisson puissant, méfiant et capable d’accélérations brutales. Bien qu’il soit souvent observé dans les ports, il ne doit pas être réduit à l’image d’un poisson vivant dans les eaux polluées. Les mêmes individus fréquentent les plages, les rochers, les lagunes, les estuaires et les secteurs marins ouverts au cours de leurs migrations.

Comment reconnaître le mulet lippu ?

Le mulet lippu possède un corps allongé, fusiforme et presque cylindrique. Sa silhouette est plus trapue que celle du mulet sauteur, mais reste adaptée à une nage rapide et continue. Le dos est gris bleuté, parfois teinté de vert ou de jaune, tandis que les flancs sont argentés et le ventre blanchâtre.

Sept à neuf lignes longitudinales plus foncées peuvent parcourir les flancs. Elles suivent les rangées d’écailles et deviennent plus ou moins visibles selon l’éclairage, la taille du poisson et son état physiologique. Une tache jaune ou dorée diffuse peut également apparaître sur l’opercule.

La tête est large et aplatie sur le dessus. Elle porte deux yeux bien visibles et une petite bouche presque terminale. La dentition externe est très réduite, mais le poisson possède des dents pharyngiennes situées plus profondément dans la gorge.

Une lèvre supérieure caractéristique

Le meilleur critère d’identification est la lèvre supérieure épaisse, charnue et généralement blanchâtre. Elle porte deux à cinq rangées de petites papilles. La lèvre inférieure est plus fine et présente une fente centrale.

Cette bouche est adaptée au broutage. Lorsque le mulet s’alimente sur le fond, il incline son corps et utilise sa lèvre pour racler les roches, le sable, les ouvrages portuaires ou la couche superficielle de vase.

Nageoires et écailles

Comme les autres mulets, Chelon labrosus possède deux nageoires dorsales très espacées. La première est courte, triangulaire et soutenue par quatre rayons épineux. La seconde, située plus en arrière, est presque symétrique de la nageoire anale.

Les nageoires pectorales sont placées assez haut sur les flancs. La queue est large et profondément fourchue. Elle est portée par un pédoncule caudal épais et musclé, responsable des départs rapides et des sauts spectaculaires du poisson.

Les grandes écailles sont lisses et recouvrent une partie importante de la tête. Le mulet ne possède pas de ligne latérale continue comparable à celle du bar ou du chinchard.

Différence entre mulet lippu et autres mulets

Plusieurs espèces de mulets fréquentent les mêmes ports, plages et estuaires. Leur identification à distance est difficile et la couleur seule ne constitue pas un critère suffisant.

Le mulet porc (Chelon ramada) possède une lèvre supérieure plus mince et souvent une tache sombre à la base de la nageoire pectorale. Il remonte volontiers dans les cours d’eau et peut y séjourner pendant de longues périodes.

Le mulet doré (Chelon auratus) se reconnaît notamment à sa tache dorée operculaire beaucoup plus nette. Son corps est généralement plus élancé et sa lèvre supérieure moins développée.

Le mulet sauteur (Chelon saliens) présente une silhouette fine et une lèvre très mince. Le mulet cabot (Mugil cephalus) possède quant à lui une tête plus large, un museau arrondi et des paupières adipeuses particulièrement développées.

Pour distinguer les espèces avec certitude, il faut parfois examiner la lèvre, les écailles, la base des nageoires et les caractères de la tête. Le nom scientifique doit donc accompagner toute information réglementaire.

Habitat et répartition géographique

L’aire naturelle du mulet lippu s’étend dans l’Atlantique Est, depuis l’Islande, les îles Féroé et le sud de la Norvège jusqu’au Sénégal et aux îles du Cap-Vert. Il est également présent en mer du Nord, en Manche, en Méditerranée et dans l’ouest de la mer Noire.

En France, l’espèce peut être observée sur toutes les façades métropolitaines. Sa présence est particulièrement visible dans les ports et les estuaires, où les poissons évoluent régulièrement près de la surface.

Ports, digues et ouvrages côtiers

Les ports offrent des eaux relativement calmes, de nombreux supports couverts d’algues et une concentration importante de matière organique. Les mulets broutent les quais, les pontons, les coques et les enrochements, mais peuvent aussi filtrer des particules dans la colonne d’eau.

La présence d’un banc dans un port ne signifie pas nécessairement que la pêche y est autorisée ou que les poissons peuvent être consommés. Les règlements portuaires et les informations sanitaires doivent être vérifiés avant toute pêche.

Estuaires, lagunes et rivières

Le mulet lippu est euryhalin, c’est-à-dire qu’il supporte d’importantes variations de salinité. Il pénètre dans les eaux saumâtres des estuaires et des lagunes, puis peut remonter dans les fleuves et les rivières sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres.

Ces milieux constituent d’importantes zones de croissance et d’alimentation. Les jeunes poissons y trouvent du zooplancton, une eau relativement chaude et une protection contre certains prédateurs marins.

Plages et fonds côtiers

Le mulet fréquente également les plages, les criques, les fonds sableux, les secteurs vaseux et les zones rocheuses couvertes d’algues. Pendant la saison chaude, les bancs évoluent généralement entre la surface et une quinzaine de mètres de profondeur.

Un poisson migrateur et euryhalin

Les bancs se déplacent vers le nord au printemps lorsque la température augmente et que les zones côtières deviennent plus productives. Ils redescendent vers le sud ou regagnent des secteurs plus marins pendant l’automne.

Le cycle est également marqué par des déplacements entre la mer, les estuaires et les eaux continentales. Malgré sa capacité à vivre en eau douce, le mulet lippu retourne en mer pour se reproduire.

Le terme catadrome peut être utilisé pour décrire ce fonctionnement général : une partie de la croissance se déroule dans les eaux côtières, saumâtres ou douces, tandis que la reproduction intervient en mer.

Que mange le mulet lippu ?

Le régime du mulet lippu est omnivore, avec une forte composante végétale et détritivore chez les adultes. Il consomme des algues microscopiques, des diatomées, des végétaux, des détritus organiques et les particules nutritives présentes dans la vase.

De petits invertébrés, crustacés, vers et larves complètent cette alimentation. Le poisson peut aussi capturer occasionnellement des alevins ou de petites athérines en pleine eau.

Les juvéniles consomment surtout du zooplancton. Leur régime devient progressivement plus benthique à mesure qu’ils grandissent et que leur appareil digestif se développe.

Le rôle du gésier

Le mulet possède une partie musculaire de l’estomac comparable à un gésier. Elle permet de broyer les particules dures, le sable, les fragments végétaux et les petits organismes ingérés pendant le broutage.

Son intestin particulièrement long est adapté à l’extraction des nutriments contenus dans une nourriture relativement pauvre. Cette anatomie explique sa capacité à exploiter des ressources délaissées par de nombreux autres poissons.

Comportement et vie en banc

Le mulet lippu est rarement solitaire. Les poissons se regroupent selon leur taille et peuvent former de grands bancs pendant les migrations. Dans les ports et les estuaires, ils suivent souvent des parcours réguliers entre les zones de repos et les secteurs d’alimentation.

Les poissons sont méfiants. Un bruit, une ombre, une ligne trop visible ou un mouvement brusque peut faire disparaître le banc. Après quelques minutes, les individus reviennent parfois sur le poste si la source de dérangement a cessé.

Leur caudale puissante permet des accélérations rapides. Lorsqu’ils sont poursuivis ou pris dans un filet, les mulets peuvent effectuer des bonds de plusieurs mètres hors de l’eau.

Reproduction et croissance

Les sexes sont séparés. Les mâles atteignent généralement leur première maturité vers deux ans et les femelles vers trois ans. La maturité moyenne correspond à une longueur proche de trente centimètres.

La ponte intervient en mer entre février et avril. Les adultes quittent alors les lagunes, estuaires et cours d’eau pour rejoindre les zones marines de reproduction.

Les œufs sont pélagiques et dérivent dans la colonne d’eau. Après l’éclosion, les larves vivent au sein du plancton. Les jeunes poissons, mesurant seulement quelques centimètres, gagnent les eaux côtières, lagunes et estuaires entre avril et juin.

La taille courante indiquée dans les bases biologiques se situe autour de 32 cm, mais de nombreux adultes atteignent 40 à 50 cm. Les plus grands individus publiés approchent 75 cm et 4,5 kg. L’espèce peut vivre jusqu’à environ 25 ans.

Quand pêcher le mulet lippu ?

Le mulet peut être capturé toute l’année, mais la période la plus régulière depuis le bord s’étend généralement du printemps à l’automne. Les bancs occupent alors les ports, les digues, les estuaires et les petits fonds.

Au printemps

Les jeunes poissons regagnent les zones côtières et les adultes se rapprochent progressivement des secteurs d’alimentation. Les premières journées douces peuvent déclencher une activité soutenue sur les ouvrages couverts d’algues.

En été

L’été est souvent la saison la plus accessible. Les bancs circulent près de la surface et peuvent être observés à vue. Les ports, embouchures, plages abritées et lagunes constituent des postes réguliers.

En automne

Les poissons continuent à s’alimenter avant leur migration vers des secteurs plus méridionaux ou plus marins. Les mois de septembre et octobre peuvent produire de gros individus dans les estuaires et les entrées de port.

En hiver

Une partie des poissons s’éloigne du littoral. Les captures depuis le bord deviennent moins régulières, même si des bancs restent présents dans certains ports, estuaires ou secteurs méditerranéens.

Techniques de pêche du mulet

Pêche au flotteur

La pêche au flotteur est l’une des techniques les plus adaptées. Un montage fin permet de présenter du pain, une pâte, un petit ver ou un fragment d’appât à la profondeur où circule le banc.

Les touches peuvent être très discrètes. Le flotteur doit être suffisamment sensible pour signaler les aspirations et les déplacements latéraux de l’appât.

Pêche au pain

Le pain peut être utilisé en surface, entre deux eaux ou près du fond. Une amorce légère permet de maintenir temporairement les poissons sur le poste, mais un excès de nourriture les rassasie rapidement.

Le pain doit être fixé de manière à conserver une présentation naturelle. Une mie trop compacte ou un hameçon trop visible peut être refusé par les gros poissons.

Feeder et pêche au posé léger

Le feeder permet de diffuser progressivement une amorce et de présenter un appât près du fond. Cette technique est efficace dans les estuaires, les chenaux et les ports autorisés.

Le bas de ligne doit rester discret, mais suffisamment résistant pour maîtriser un poisson puissant à proximité des pontons, cordages et enrochements.

Pêche à la mouche

Le mulet peut être recherché avec de petites imitations d’algues, de pain, de larves ou d’invertébrés. La principale difficulté consiste à présenter la mouche sans effrayer les poissons.

Maille et réglementation du mulet lippu en 2026

La réglementation du mulet doit être présentée avec prudence, car les textes utilisent encore une terminologie taxonomique ancienne.

En mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique, l’arrêté français consolidé fixe une taille minimale de 30 cm pour les « mulets — Mugil spp. ». Les administrations littorales appliquent et publient couramment cette valeur pour les mulets pêchés sur ces façades.

Chelon labrosus était historiquement classé sous des noms comme Mugil chelo. Pour une information prudente destinée au public, il convient donc d’afficher 30 cm pour le mulet lippu en Manche et dans l’Atlantique, tout en conservant la référence exacte du texte.

En Méditerranée, plusieurs fiches naturalistes indiquent encore une taille de 20 cm. Toutefois, la version nationale consolidée en 2026 ne comporte plus de ligne générale consacrée aux mulets dans son tableau méditerranéen. Cette valeur de 20 cm ne doit donc pas être présentée comme une règle nationale certaine sans vérification d’un arrêté local ou d’une source administrative méditerranéenne en vigueur.

Aucun quota journalier national spécifique au mulet lippu n’est actuellement identifié. L’espèce ne figure pas dans la liste nationale des poissons soumis au marquage obligatoire de la nageoire caudale.

Le mulet lippu ne fait pas partie des espèces sensibles soumises à déclaration journalière sur RecFishing en 2026. En Méditerranée, l’obligation générale d’enregistrement des pêcheurs âgés de 16 ans ou plus reste néanmoins applicable, sauf pour la pêche à pied.

Les captures de loisir sont réservées à la consommation du pêcheur et de sa famille. Leur vente est interdite. Lorsque le poisson est capturé en amont de la limite de salure des eaux, la réglementation de la pêche en eau douce et les arrêtés départementaux doivent également être consultés.

Conservation et bonnes pratiques

Le mulet lippu est actuellement classé quasi menacé à l’échelle mondiale. En France, les connaissances disponibles sont jugées insuffisantes pour établir une évaluation nationale précise.

Cette espèce peut vivre plus de vingt ans et ne se reproduit qu’après plusieurs années. Il est donc préférable de limiter les prélèvements aux besoins réels, même en l’absence de quota national.

Un poisson remis à l’eau doit être manipulé avec les mains mouillées, soutenu horizontalement et décroché rapidement. Les branchies et les yeux ne doivent pas être touchés.

Questions fréquentes sur le mulet lippu

Quelle est la maille du mulet en France ?

La valeur publiée pour les mulets en mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique est de 30 cm. En Méditerranée, il faut vérifier les dispositions locales : la valeur de 20 cm fréquemment citée n’apparaît pas dans le tableau national consolidé de 2026.

Faut-il couper la queue du mulet ?

Non. Le mulet lippu ne figure pas dans la liste nationale des espèces soumises au marquage obligatoire des captures de loisir.

Existe-t-il un quota de mulets par jour ?

Aucun quota journalier national spécifique au mulet lippu n’est actuellement fixé. Des limites locales peuvent néanmoins s’appliquer.

Faut-il déclarer un mulet sur RecFishing ?

Non. Le mulet lippu ne fait pas partie des espèces sensibles soumises à déclaration journalière en 2026.

Quelle différence entre mulet lippu et mulet commun ?

« Mulet commun » est une appellation générique pouvant désigner plusieurs espèces. Le mulet lippu correspond précisément à Chelon labrosus et se reconnaît à sa lèvre supérieure très épaisse.

Le mulet peut-il vivre en eau douce ?

Oui. Le mulet lippu supporte les changements de salinité et peut remonter loin dans les fleuves. Il doit toutefois retourner en mer pour se reproduire.

Quel est le meilleur appât pour pêcher le mulet ?

Le pain, les pâtes, certains petits vers, les algues et les appâts très fins figurent parmi les présentations les plus utilisées. Le meilleur choix dépend de la nourriture consommée localement par le banc.

Quelle est la meilleure saison pour le mulet ?

La période la plus régulière près du rivage s’étend généralement de mai à octobre. Des captures restent possibles toute l’année selon la façade.

À retenir

  • Nom scientifique : Chelon labrosus.
  • Nom recommandé : mulet lippu ou mulet à grosses lèvres.
  • Famille : Mugilidés.
  • Identification : lèvre supérieure épaisse portant plusieurs rangées de papilles.
  • Habitat : mer, ports, plages, estuaires, lagunes et cours d’eau.
  • Régime : omnivore à dominante herbivore et détritivore.
  • Taille courante de référence : environ 32 cm.
  • Taille maximale publiée : 75 cm.
  • Poids maximal publié : 4,5 kg.
  • Longévité maximale : environ 25 ans.
  • Statut UICN mondial : quasi menacé.
  • Maille Manche–Atlantique : 30 cm pour les mulets.
  • Maille méditerranéenne : réglementation locale à vérifier.
  • Quota national spécifique : aucun actuellement.
  • Marquage obligatoire : non.
  • Déclaration RecFishing : non pour cette espèce en 2026.
Dorsales
Deux dorsales très séparées
La première dorsale, située vers le milieu du corps, possède quatre rayons épineux. La seconde comprend un rayon épineux suivi de sept à huit rayons mous.
Robe
Flancs argentés rayés
Dos gris bleuté aux reflets verts ou jaunes, ventre blanchâtre et sept à neuf lignes longitudinales sombres sur les flancs.
Œil
Gros œil sur tête aplatie
La tête est massive et aplatie sur le dessus. Les yeux sont bien visibles et les orifices nasaux relativement espacés.
Bouche
Lèvre supérieure très épaisse
La lèvre supérieure blanchâtre porte deux à cinq rangées de petites papilles. La lèvre inférieure, plus fine, présente une fente médiane.
Corps
Corps fusiforme et trapu
Corps allongé, presque cylindrique, couvert de grandes écailles lisses. Comme les autres mulets, il ne possède pas de véritable ligne latérale visible.
Caudale
Queue large et fourchue
La nageoire caudale est large et nettement fourchue. Le pédoncule caudal puissant permet des accélérations rapides et des sauts hors de l’eau.
02 · Habitat

Où le trouver dans l'eau.

Le mulet lippu est un poisson côtier, grégaire, migrateur et euryhalin. Il vit généralement en groupes ou en bancs pouvant réunir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’individus pendant les grandes migrations saisonnières.

Pendant la saison chaude, les mulets fréquentent les plages, les ports, les lagunes, les estuaires et les petits fonds sableux ou vaseux. Ils peuvent remonter très loin dans les fleuves et les rivières, à condition que les passages restent accessibles. Pendant la saison froide, une partie des poissons regagne des secteurs marins plus éloignés du littoral.

Le mulet lippu recherche une grande partie de sa nourriture sur le fond. Il adopte alors une position inclinée, tête vers le substrat, et racle les roches, le sable ou la vase avec sa lèvre supérieure épaisse. Il ingère des algues, des diatomées, des détritus organiques et de petits invertébrés, puis trie et broie les particules grâce à son appareil digestif spécialisé.

L’espèce se nourrit principalement pendant la journée, mais l’activité des adultes peut se prolonger pendant la nuit. Les mulets sont méfiants et réagissent rapidement aux mouvements, aux vibrations ou à une présentation artificielle de l’appât. Leur pédoncule caudal puissant leur permet d’accélérer brusquement et d’effectuer des sauts hors de l’eau.

Ports et zones portuairesEstuaires et embouchuresLagunes côtièresZones rocheuses littoralesÉtangs saumâtresEaux côtières peu profondes
03 · Calendrier

Saison et meilleurs moments.

J
Janv
F
Févr
M
Mars
A
Avril
M
Mai
J
Juin
J
Juil
A
Août
S
Sept
O
Oct
N
Nov
D
Déc
Meilleures heures (24h)
00h
06h
12h
18h
04 · Techniques

Comment le pêcher vraiment bien.

01 Pêche au flotteur au pain ou à la pâte
100%
02 Pêche au feeder léger
90%
03 Pêche à la mouche
80%
05 · Régime

Ce qu'il mange.

Détritus organiques
Algues microscopiques
Vers marins
Petits crustacés
Débris végétaux
Micro-invertébrés benthiques
06 · Réglementation

Ce qu'il faut respecter.

Taille minimale
30 cm

Réglementation Mer du Nord, Manche et Atlantique.

  • Taille minimale publiée pour les mulets : 30 cm.
  • La longueur est mesurée de la pointe du museau à l’extrémité de la nageoire caudale.
  • Le texte réglementaire utilise la dénomination scientifique historique « Mugil spp. » ; le mulet lippu est aujourd’hui classé sous le nom Chelon labrosus.
  • Aucun quota journalier national spécifique.
  • Pas de marquage national obligatoire.
  • Pas de déclaration journalière RecFishing pour cette espèce en 2026.

Consulter les éventuelles règles locales applicables à l’estuaire, au port ou à l’aire marine concernée.

Les tailles, quotas et périodes de fermeture varient d'un département à l'autre. Consulter la réglementation de pêche en France